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Myanmar #4 – Inlé we trust

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Après le trek option guerre civile, retour à du plus conforme avec le très couru lac Inlé que l’on a décidé de rejoindre (comme beaucoup d’autres touristes) par 3 jours de marche.
Un trek un peu moins sympa que le précédent d’abord parce que nos guides ont à eux d’eux l’âge de Momo (voir Namsham) et donc un peu moins de choses à raconter. Comme en plus ils étaient plus que limites en anglais (how old are you? Yes…), on a moins pu échanger. Ajouter à ça deux à trois autres groupes dans les petits villages le soir et vous comprendrez qu’on préférait l’exclusivité des montagnes du nord. Mais bon ce fut quand même un bon moyen de rejoindre le lac et puis comme en plus nos deux ados étaient plutôt bons cuisiniers, on s’est régalé.
Au programme 4-5h de marche chaque jour sans trop de dénivelé au milieu des cultures de riz, de piments… Une petite averse le premier jour pour pimenter (ouarf ouarf) un peu le tout, les guides qui demandent le chemin (tiens, tiens) et la rencontre improbable d’une copine de Caro en chemin le deuxième jour. À part ça pas grand chose d’extraordinaire jusqu’à l’arrivée sur le lac et la remontée en bateau qui nous donne un avant gout de la beauté des lieux.
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Une petite nuit dans un placard plus tard (dernière chambre de libre à Inlé réservée juste avant le trek) et nous voici partis en excursion avec un longue queue (le nom du bateau…) au petit matin. La descente est magnifique jusqu’à un marché tout au sud du lac (2h de bateau quand même!).
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On croise les pêcheurs locaux connus pour leur technique de rame si particulière (probablement initié par un manchot ou alors le seul moyen d’avancer avec les mains libres) avec leurs filets, les familles qui descendent prier dans les temples des alentours ainsi que des villages entiers sur pilotis avec la pirogue comme seul moyen d’aller voir son voisin.
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Ensuite le soleil se met à taper un peu fort et on nous fait faire la tournée des artisans du coin qui tentent de fourguer leur came. Caro aime, moi moins. Dans le désordre, on a vu le tissus, les couteaux, les cigares, l’argent (rien que d’y repenser ça m’épuise).
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Puis on est remonté par leurs incroyables potagers flottants. On a posé la question à notre chauffeur, ce jeune homme qui passe la journée à côté d’un moteur diesel des années 60 et qui du coup ne répond qu’en criant et on a pas tout compris… En fait il semblerait qu’ils récupèrent des algues au fond du lac avec une espèce de perche en bambou et qu’elles leur servent ensuite de support pour leurs cultures de tomates qui repartent ensuite par camions entiers vers le reste du pays. C’est marrant de les voir cheminer en pirogue entre les plants de tomates.
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On termine par un petit sunset des familles au milieu de nos amis pêcheurs et retour au placard. Une journée vraiment exceptionnelle, largement au niveau des temples de Bagan.
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Pour finir, un petit restau italien en amoureux (ou presque, 4 hollandais d’âge mûr à notre table – pas plus de précision pour ne froisser personne) puisque c’est l’anniversaire de Caro. Croisière en bateau + restau italien au bout du monde, elle est gâtée je trouve!
Le lendemain, petit tour des monastères du coin à vélo avec deux cousins belges croisés à l’hôtel avant le retour en bus de nuit vers Yangon. Petite partie de foot local avec les jeunes moines, thé offert par la maison qui nous invite à assister au traditionnel repas des moines. Un petit tour au vignoble voisin pour goûter le chardonnay local pâle copie de notre référence bourguignonne et nous voici en route vers la capitale pour nos derniers jours birmans.
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Myanmar #3 – Namshan et le retour du trek hors des sentiers battus

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Après Mandalay, il est temps pour nous de retourner faire un petit trekking à la découverte des villages Birmans. Nos fidèles compagnons de rando (les Bocos) croisés à Bagan nous ont prévenus : Hsipaw, annoncée comme l’étape trek-aventure du coin est désormais très courue. Il faut essayer de monter jusqu’à Namshan. On suit le conseil histoire de retrouver l’ambiance des homestays népalaises.
Le périple commence par 11h de train sur une banquette en bois en classe ordinaire histoire de côtoyer des birmans, des salades et des carottes plutôt que des touristes. Départ 4h du matin de Mandalay et on arrive dans l’après midi à Hsipaw non sans avoir traversé des kilomètres de campagne, fait des haltes sympas dans pas mal de gares et emprunté un pont assez instable.

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Une fois à Hsipaw, on tente de trouver un guide pour nous emmener faire 3 jours de trek dans des villages isolés. On nous renvoie vers la guest house d’un certain Mr Charles qui semble avoir un monopole assez peu clean du trekking dans les environs. La majorité des gens optent pour un ou deux jours ce qui nous laisse seul sur notre option et on sent bien que le mec est pas super motivé pour s’occuper de nous. On décide de monter à Namshan, à 5h de pick up (et 80kms) pour ensuite redescendre à pied vers Hsipaw avec un guide local qui nous attendra là haut.
Le lendemain, le pick up plein nous attend avec deux microplaces. Ça s’annonce long vu que je ne rentre pas ni la tête, ni les genoux. En plus ça risque de faire empirer ma tête qui penche ces conneries…

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Ça démarre par un peu de route, puis une pause avant d’aborder le gros morceau de piste. Là, un mec parle anglais et du coup on discute un peu, tout content de lui annoncer qu’on va redescendre à pied. Mais à sa tête, on comprend que ça n’a pas l’air si cool que ça. Puis on comprend un peu mieux pourquoi quand il mime des coups de feux et nous parle de combats et de militaires. Étonnant, on ne nous a rien dit en bas. Bon il tente de nous rassurer en nous disant que autour de Namshan c’est bon, mais on est un peu inquiet. Ça devient une habitude de nos veilles de départs en trek. Une fois de plus on se dit qu’au point où on en est, pas d’autres choix que de monter jusqu’au village.
Et quelques kilomètres plus loin, effectivement on croise deux militaires armés, puis quatre dans une cahutte, puis deux camions arrêtés… Au top, on s’imagine moyennement randonner en pleine guerre civile.
Trois heures plus tard on arrive à l’unique guest house du village et notre guide nous y rejoint. Après Kumar, voici Maung Maung (Momo) qui a l’air bien sympa. Par contre lui aussi attaque fort son premier brieffing : « vous voulez descendre à Hsipaw? C’est possible mais c’est illégal. Interdit par le (fort sympathique) gouvernement. Mais pas de risques, je vous y emmène ». On essaye d’en savoir un peu plus, et effectivement, y a bien une mini guerre civile 30 bornes plus bas entre des tribus Shan qui n’ont à priori pas eu le droit à la même autonomie que les autres et l’armée birmane.
On explique à Momo qu’on n’a pas forcément envie de croiser des types armés jusqu’aux dents encore moins si c’est officiellement interdit. Mais il insiste, à chaque fois avec une petite anecdote qui ravie Caro : « mais une fois avec une cliente j’ai croisé les Shan et l’armée à un jour d’intervalle, et ils m’ont rien dit ». Si seulement on était resté sur l’option visite de la plantation de thé + tour en bateau, on n’en serait pas là.
Finalement on se décide pour la solution sage même si elle sera probablement moins croustillante pour le blog : trois jours et deux nuits dans les villages autour de Namshan et redescente en pick up le quatrième jour (j’ai tellement aimé là montée…). En plus Momo nous explique que ça l’arrange bien car ça lui évite de se faire racketter au passage à Hsipaw par le fameux Mr Charles. Départ prévu pour le lendemain, en attendant il nous fait faire un tour dans le village avec une portion détruite totalement par un incendie quelques jours plus tôt (60 maisons).

Départ du trek, sur des pistes assez larges et sous les nuages. On a marché tout juste une heure qu’on fait déjà notre première pause thé dans un village. Une vieille dame qui rigole tout le temps nous accueille et sa fille qui est en train de découper du tissus nous sort un costume traditionnel.

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Ensuite on continue de village en village et de pause thé en pause thé. On pose pas mal de questions à notre guide sur la société birmane et les différentes ethnies, c’est super instructif même si on le trouve un peu trop négatif parfois vis à vis de ses compatriotes.

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Le soir on rejoint la maison qui nous accueille. On visite la fabrique de thé du village et on fait la connaissance des gamins du village. Douche à la rivière puis repas végétarien gargantuesque avant la soirée tv. Les birmans regardent un film américain qui saute toutes les 10 minutes car le courant fourni par la rivière n’est pas suffisamment important. Un à un les voisins se pointent, s’assoient sans rien dire, mate 10 minutes puis repartent comme ils sont arrivés. Assez irréel et difficilement transposable chez nous.

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Le lendemain, de nouveau du tea trekking : 45 minutes de marche, 45 minutes de thé et notre camelbak qui ne désemplit pas.
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Le midi on se fait inviter chez des locaux qui nous chopent alors qu’on passe dans leur village. Cueillette des légumes directement dans le potager pour le repas.
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Le soir, nous sommes de nouveau hébergés dans une famille bien sympa et qui cette fois ci ne nous laisse pas manger seuls. Du coup c’est beaucoup plus convivial. Trois générations sont présentes : les grands parents, une des filles et une petite fille qui est élevée par ses grands parents qu’on accueille au retour de l’école. La nourriture est excellente et comme chaque fois ils nous resservent jusqu’à ce qu’on soit complètement à l’agonie.
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Le troisième jour, retour vers Namshan avec une étape un peu plus longue. Ça attaque sous le soleil puis se met sérieusement à pleuvoir au moment même où on s’arrête pour la noodle soupe du midi. Du coup on laisse passer l’orage et on termine la remontée jusqu’au village. À noter, la citation du jour de l’ami Momo, de 6 ans plus âgé que sa femme : « old horses like new grass ». On a apprécié en connaisseur…
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Le soir on passe encore un très bon moment chez notre guide qui nous a invité à manger.
Encore un trek hors des sentiers battus bien réussi grâce à un guide attachant et des villages encore bien préservés.
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Myanmar #2 – Mandalay

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Après avoir quitté les Bocos, on prend la direction de Mandalay, ancienne capitale de la Birmanie.

Une première journée passée à visiter la ville en vélo histoire de pas perdre la forme après Bagan. On tombe sur un petit chemin de halage digne des voies vertes bourguignonnes qui nous permet de rejoindre deux des principaux monuments du sud de la ville : un monastère et un Bouddha un peu boursouflé à force de se voir coller des feuilles d’or par les fidèles.
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En chemin, tous les enfants qu’on croise se précipitent vers nous avec un grand sourire en criant « hello » et en tendant même parfois la main pour qu’on tape dedans. À priori la voie verte birmane ne doit pas voir beaucoup de touristes, c’est rafraichissant après les jeunes vendeurs de cartes postales trilingues de Bagan (« where you from? France? 3 pour 1000 c’est pas Cher!)f
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Dans l’aprem, on tente de résister à la chaleur accablante (dans les 40 degrés) avec un tour au palais royal, un poil trop militarisé à notre gout mais c’est intéressant de voir à quoi ça pouvait ressembler car c’est bien différent de ce qu’on voit par chez nous. J’utilise le passé parce que l’utilisation  du bois comme matériau de construction n’est pas vraiment synonyme de longévité (feu, séisme) et du coup on trouve pas mal de monuments qui ne sont que des reconstitutions.
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On termine notre journée marathon par les 260m de dénivelé de marches vers la colline de Mandalay à voir au coucher de soleil. Clem et Agnès nous avaient prévenus, ici y a toujours un truc qu’il faut à tout prix voir au lever ou au coucher du soleil et où du coup on retrouve mille touristes. Là dans la montée on croise pas grand monde donc on est un peu surpris. On se rend compte en haut qu’en plus de venir en bus quasiment jusqu’au sommet, le touriste moyen termine l’ascension par 3 escalators… Et pendant ce temps là, ben nous on transpire.
Le retour en vélo jusqu’à l’hôtel de nuit à la frontale s’avère un peu sportif vu l’éclairage faible à inexistant des rues.
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Deuxième journée consacrée aux villes anciennes des alentours de Mandalay. On demande à l’hôtel de nous réserver un taxi. On la joue fine pour éviter l’affluence du coucher de soleil en tentant le levé. Départ 5h du matin, notre chauffeur Chan Chan (probablement un cousin éloigné) est à l’heure par contre on est un peu surpris par le taxi. On n’avait pas commandé le cabriolet. Caro est ravie, ça lui rappelle un peu la Méhari de son enfance, par contre moi et mon double mètre un peu moins. Bon, pas le temps de discuter, on file, comme ça au moins on aura pas trop chaud.
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Premier arrêt, le pont d’U bein, pont en teck d’1,3kms emprunté par les piétons qui traversent le lac à cet endroit pour venir prier principalement. On y trouve donc pas mal de moines. Un levé de soleil de fou il faut bien le dire. Au bout d’un moment on aperçoit une meute de bateaux lancés les uns à la suite des autres à pagayer comme des fous furieux. Ça ressemble à une course mais en même temps c’est pas trop le style de la maison d’organiser un raid multisport. Ben en fait c’est juste les pêcheurs qui se tirent la bourre à l’aube pour choper le meilleur emplacement et y déposer leur filet.
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Le temps de réveiller notre ami Chan Chan et on file vers la deuxième destination : la colline de Sagaing. Un peu le même principe qu’hier en moins chaud, des marches et des marches qui mènent à plusieurs payas et monastères. On en profite pour faire le petit déjeuner au sommet.
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Dernière étape avant la sieste : Inwa, une ancienne capitale qui se visite en caleche. Les monuments ne sont pas exceptionnels mais l’ambiance moyen âge est marrante.
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Bon, comme on a eu notre dose de temples et de pagodes, on retourne un peu marcher dans les campagnes dès demain.

Breaking News : on interrompt les programmes car c’est important (non, Caro n’est pas enceinte). Comme certains s’inquiètent pour ma santé (bizarrement surtout la team des pivots retraités du basket en léger surpoids) avec ce voyage et me prédisent le pire concernant ma courbe de poids, j’ai effectué un check up à mi-parcours sur une balance birmane : 180lb… On a du attendre le spot wifi suivant pour avoir le verdict :81,6kgs, parfaitement en ligne pour terminer au dessus des 80. Tout va bien 🙂
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News

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Juste pour dire que tout va bien. On a un peu de mal à poster quoique ce soit de Birmanie (certainement le gouvernement birman qui prend un peu plus de temps que prévu à la relecture). Le modem 56k ne nous aide pas beaucoup…
On a senti la terre trembler il y a quelques minutes alors qu’on est à 300 bornes du lieu du séisme annoncé dans les médias (à 118km au Nord de Mandalay)

Ne désespérez pas, dans 4 jours on est en Thaïlande et on vous enverra un peu de lecture.

La bise à tous.

Népal #4 – Le coiffeur masseur

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De retour du trek après 16jours de marche, on décide de se faire une petite aprem à la cool à Pokhara. Ça commence par une mission barber pour moi avec l’objectif ambitieux de commander la coupe + la beubar. C’est toujours un gros sacrifice de se faire couper les cheveux par quelqu’un d’autre que le pater mais je le tente quand même surtout qu’on trouve le barbier officiel de l’olympique de Marseille.
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Caro me négocie un petit forfait intégral à 300 roupies (dans les 3€) et c’est parti. Ça se passe plutôt pas mal mis à part le fait que la taille du garçon coiffeur lui pose quelques soucis pour faire le dessus du crane et qu’il a un peu transpiré dans son marcel orange.
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Il attaque un petit massage de crâne mais comme c’est pas inclus dans le forfait et que la suite du programme prévoit une petite session relaxation, on coupe court à ce massage viril.

Bon donc la suite vous l’aurez compris c’est un petit trekker’s massage d’une heure. On arrive là bas non sans avoir essuyé une petite averse pokarienne (une habitude mais cette fois ci on avait les ponchos) et le gars commence par nous expliquer que la masseuse titulaire n’est pas là et donc ce sera lui et un autre gars. Caro me regarde du coin de l’oeil et valide l’option massage par un mec. Le gars nous dit d’attendre un peu et il part sur son scooter, probablement pour aller chercher le sixième homme. Il revient au bout de 10 minutes avec le remplaçant et devinez qui débarque? Le coiffeur! Il a bien essayé de nous tromper en troquant son marcel orange par une chemise blanche mais on ne nous la fait pas. Sa petite moustache de fan de Cabrel nous met là puce à l’oreille. Du coup je récupère mon nouvel ami pour un massage qui ne restera pas dans les mémoires mais au moins on se sera bien marré. J’ai même réussi à poser avec lui pour une petite photo souvenir.
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Népal #3 – le trek

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          Le trek au jour le jour le jour :

          1- Galeshwar (900m) – Banskharka (1526m) – 650m+ / 2h
Une première étape digne de toutes les premières étapes de trek qui partent tard du fait du temps de transport et bas en altitude : il fait chaud et surtout très humide. On transpire pas mal, m’enfin pas autant que notre porteur qui semble un peu limite avec ses converses lui le garant de l’orientation (voir épisode précédent).
Le chemin serpente en forêt et on trouve déjà nos premières marches (ça va devenir une habitude). Ces chemins étant les seuls accès vers la vallée pour les villages dans lesquels on dort, ils ont été aménagés pour être accessibles surtout pendant la période de mousson.
L’arrivée au village dissipe nos premiers doutes. Le village est superbe et on est reçu comme des rois.
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Le confort des chambres nous surprend en bien (en même temps depuis la veille on s’attendait au pire pour tout). Petit coup de main à la dame qui nous accueille pour aider à la préparation du daal bhaat, le plat local qui se compose d’une plâtrée de riz, d’un petit bol de soupe de lentilles (info qui va faire saliver un certain nombre de randonneurs) et de légumes divers.
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La cuisine/salle à manger de la maison est en fait une pièce de 2m par 7, avec dans un coin un feux de bois qui sert à là fois de cuisinière et de chauffage.
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On passe une soirée très conviviale avec là famille qui nous accueille. Une des filles de 20 ans parle un peu anglais ce qui facilite pas mal les choses. Sinon Kumar se démène pour faire le traducteur. On se couche conquis par ce trek communautaire et bien plus serein que la veille à la même heure.
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        Banskharka (1526m) – Nangi (2300m) – 850m+ / 5h
Agréable surprise au réveil avec la vue sur le daulaghiri entre les orangers.
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Après ces deux jours de rêve à Pokhara, on n’en espérait pas tant dès le premier levé.Les faces enneigees sont impressionnantes. Décollage vers 8h30 pour une première partie d’étape qui grimpe pas mal. On est en forêt tout le long donc on transpire un peu moins que la veille. On débouche sur un village avec vue dégagée sur les alentours. La pause repas est magnifique.
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Derrière on reste à niveau jusqu’à Nangi, un village assez important qui est à l’origine du projet de désenclavement de la vallée. Ça a démarré avec le lycée et la clinique et plus récemment, ils ont créé ce trek et les lodges qui vont avec. Sur le site (www.himanchal.org) ils annoncent 110 trekkeurs sur 2010-2011 (l’équivalent de fréquentation quotidienne au camp de base des Annapurnas). Ça démarre donc tout juste. Premier contact avec un lodge communautaire qui prend la forme d’un petit monastère. Une fois de plus, bien plus confortable que ce qu’on avait imaginé.
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On part se promener tout seul et on rencontre Teechra le responsable du projet communautaire et un prof de sport qui nous fait visiter l’école et l’internat : ça ressemble à l’Insa sauf que chaque chambre de deux est une cabane en bois (sympa l’hiver…) et que les bâtiments A (les filles) et B (les mecs) sont séparés par une clôture de 2m de haut à base de barbelés rouillés. Un bon moyen d’éviter que ça fricotte entre étudiants… On rencontre également nos premiers touristes qui permettent de démarrer le touristométre (à ne pas confondre avec le compteur tourista toujours vierge lui) : deux étudiants Népalais en vadrouille 3jours et une bénévole australienne qui a pour mission de ranger la bibliothèque du village. Je compte une demi part chacun ce qui nous fait 1,5 touristes croisés en 2 jours de trek et pas un chat pendant la journée de marche. Très appréciable.
On poursuit le tour du village et on retombe sur Kumar qui nous emmène prendre l’apéro chez une dame qu’il a vu il y a 6 ans (je le soupçonne de l’avoir un peu plus que vue mais bon…). Alcool de millet et viande sèchée autour du feu: premier apéro local. On rentre un peu rond au lodge juste avant la nuit en se remémorant les moments de stress à Pokhara…
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Finalement Kumar est super attachant et nous fait vraiment découvrir toute la culture locale. Il commande toute la nourriture pour nous et à chaque fois c’est local et différent. Pour savoir ce qu’on peut manger, une technique très simple : quand il dit « tu peux goûter mais juste un petit peu » moi j’entends « teste mais demain tu risques de le payer au prix fort ». Et ça marche plutôt pas mal. En résumé on se régale ce qui n’était pas du tout attendu.

Nangi (2300m) – Mohare Danda (3300m) – 1000m+ / 4h30
De nouveau une vue bien dégagée au réveil. Montée principalement en forêt jusqu’à Mohare Danda, un lodge communautaire isolé sur une petite colline face à la chaîne des Annapurnas.
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Bon à notre arrivée c’est dans les nuages mais Kumar nous assure que demain matin ça devrait le faire. On retrouve le prix Nobel de la paix asiatique croisé la veille à Nangi ainsi qu’une bénévole américaine qui bosse avec lui sur le développement des cliniques dans ces villages reculés (et fait monter le touristometre à 2 unités selon le barème vu la veille). Cette colline sert de relais au signal internet permettant à la clinique de Nangi de communiquer avec Pokhara et dispose du coup d’une antenne…et d’un spot wifi. On en profite pour réserver deux-trois hôtels  (escale à Kuala, première nuit à Yangon) et dans le froid polaire puisque ça ne fonctionne qu’au pied de la tour, on envoie quelques news aux parents. On ressent bien les 3300m, la température a pris un sacré coup. On profite du repas pour discuter avec la bénévole américaine qui nous décrit les différents projets menés de front (école, clinique, lodges et développement touristique de la région).

Mohare Danda (3300m) – Tikhot (2300m) – 250m+ / 1250m- / 6h
Réveil 5h45 pour voir le levé du soleil. Vue sur l’annapurna sud, daulaghiri, macchapuchare un black tea dans les mains. Le réveil vaut la peine, même Caro est de la partie. Ensuite selon les consignes du briefing de Kumar qui en plus de nous rappeler chaque soir de bien prendre les lunettes et la crème solaire nous a cette fois ci demandé de temporiser puisque le seul lodge en chemin est à 1h30. Donc on profite de la vue jusqu’à 9h puis départ sur une crête et descente en forêt vers le lodge… fermé. Du coup on poursuit en forêt encore deux heures avant un picnic de fortune, deuxième boite de sardines à la tomate en deux jours, on y laisse une partie du mental. La descente interminable continue (6h en tout) et se termine difficilement sur une espèce de piste pas terrible. À noter en chemin: un petit lac et une équipe de vautour qui nous tourne autour. À part ça pas grand chose. Pas la meilleure étape du parcours.
À Tikhot,  deuxième (et dernière) nuit chez l’habitant. Une dame très sympa mais qui ne parle pas un mot d’anglais. On visite un peu le village mais moins de bonnes surprises que les jours précédents. On se couche bien vannés par cette longue descente et ce réveil aux aurores.

Tikhot – Shvanta (2300m) – 750m+ / 750m- / 5h
Comme chaque matin vue magnifique (daulaghiri, nilghiri et baha sikar) et belle lumière dans le village.

L’option pas de black tea après le repas s’avère payante, on a plutôt mieux dormi que d’habitude. Chemin en balcon et encore (et encore) quelques volées de marches. Passage dans plusieurs villages maghar.
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La nouveauté du jour c’est le touristomètre qui explose puisque vers midi on croise la route du tour des Annapurnas. Des japonais avec des masques (pour la pollution??) et des gants de vélos, des suédois, des gens bizarres, une casquette d’apiculteur… Beaucoup trop d’un coup après 4 jours de sevrage complet.
Le temps d’un repas et on retrouve la quiétude de notre trek communautaire jusqu’au village de Shvanta. Bon y a quand même un couple d’allemands qui se pointe un peu après nous. Damn, on n’est plus seul.
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La ballade dans le village se termine en écossage de pois gourmands avec deux femmes du village et les enfants qui jouent autour. Elles nous donnent rendez vous pour l’apéro (=le thé) à 18h. Sympathique rencontre et sans le guide ce qui n’est jamais évident…
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En attendant on va au lieu névralgique de tout village à cette heure là : la cour d’école et son terrain de basket. Petite partie de volley avec les jeunes du coins, deux porteurs et Kumar. Ça joue encore une fois très bien (à part Kumar qui fait exception).
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L’apéro ensuite est sympa, même si Kumar un poil bavard et en mode offensif avec notre jeune hôte monopolise un peu la conversation. Deux pizzas végétariennes plus tard et nous voici couchés après avoir appris la terrible nouvelle : les germains font également le trek communautaire. Nous ne sommes plus seuls au monde 😦

Swanta (2250m) – Dhankharka (3026m) – 800m+ – 3h30
Étape courte mais quasiment que de la montée. Finies les marches, on quitte les villages pour la haute montagne. Quasiment tout en forêt et très humide, je fais l’expérience de la sangsue sur le mollet… sympa mais sans plus. Un petit coup de désinfectant plus tard et nous voici au lodge de Dankharka tout en vieille pierre.
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On en profite pour faire la connaissance de nos amis allemands. Le mec affichait un tee shirt marathon différent chaque jour, ça ne pouvait qu’être un gars bien.
Un français nous rejoint également et monte jusqu’au lac. Un chambérien qui a fait l’ECAM à Lyon et qui termine un périple de 8 mois. On a bien sympathisé pendant les 3 jours en commun. Le touristometre grimpe mais ce sont des gens plutôt agréables et puis à 3000m y a plus trop de villages pour aller prendre l’apéro donc on discute et on bouquine.
Au cours de la soirée, Kumar sort à ma demande la carte du coin puisque le surlendemain, ni lui ni le porteur ne connaissent le chemin. Une carte au 1/150 000 (les connaisseurs apprécieront la précision) et on cherche le lac Khair terme de l’étape qui se trouve autour de 4300m d’altitude. L’occasion de se rendre compte 1)que malgré sa non connaissance du parcours, il n’a jamais ouverture la carte 2) qu’il ne sait pas lire les courbes de niveau. Il sort un bout de papier griffoné lors d’un de ses cours. C’est marrant d’un côté et en même temps y a des moments où on se sent plus compétent que lui et ça c’est un peu moins marrant.

Dhankharka (3026m) – Khopra ridge (3700m) – 650m+ – 3h00
Une montée sèche de 650m pour rejoindre le lodge de Khopra situé sur un éperon rocheux à 3700m d’altitude face au Daulaghiri. Gros coup de moins bien de Caro qui nous fait le coup du mal des montagnes… à 3200m. On arrive tant bien que mal au lodge pour se reposer et tenter les remèdes locaux : thé au gingembre et soupe d’ail. Ça va rapidement mieux (à part côté haleine…) sans qu’on sache vraiment si c’était lié au stress, à une mauvaise digestion du pancake matinal ou à l’altitude.
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Le lodge sert de ferme pour les troupeaux de yaks, une espèce de vache des montagnes un peu poilue pas très esthétique.
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On y trouve également un nouveau spot wifi qui bat le record d’altitude du précédent et nous permet d’envoyer quelques news.
Dans l’aprem, on monte un peu sur le parcours du lendemain pour faire un peu d’acclimatation et surtout pour rassurer Caro. On rentre juste avant l’orage de grêle et on trouve notre salle commune squattée par 18 espagnols qui campent à côté. Le touristometre meurt sur le coup. Du coup on file dans la cuisine avec les guides au coin du feu et on participe au débat sur la durée de l’étape du lendemain annoncée à 700m de D+ et 5h ce qui nous paraît beaucoup. Notre guide n’a pas trop d’avis vu qu’il n’est jamais monté là haut. On verra bien demain.

Khopra – Khair lake (4300m) – Khopra : 900m+ / 900m- / 9h
On demande au guide de partir à 5h pour pouvoir profiter au maximum du ciel dégagé et éviter de se prendre la pluie là haut. On décolle en même temps que Pierre-olivier et son guide qui présente le bon côté d’avoir déjà vu le lac. Démarrage de nuit à la frontale au milieu des yaks. Ça s’illumine environ 30 minutes plus tard, le ciel est dégagé et l’averse de la veille a blanchi tout le paysage.
On arrive en 3h au camp de base de l’annapurna sud planté au milieu d’une belle vallée.
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C’est là qu’on attaque là grosse montée puisque jusqu’ici c’était pas très raide. L’occasion de poser une grosse banderille qui à 4000 te montre rapidement tes limites respiratoires et physiques. Du coup j’arrive au lac une petite heure avant le groupe et en profite pour grimper au petit temple qui surplombe le lac sacré (4500m).
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Une bien belle étape qui restera dans nos mémoires surtout vu la descente interminable qui nous attend. On pioche un peu et ça se termine au mental pour tous les deux (les séquelles de la banderille). On a eu pas mal de chance avec la météo puisque ça se couvre bien plus tard que d’habitude et on fait quasiment l’ensemble de nos 9h de rando (les locaux avaient raison pour le temps de marche…) sous le soleil. Coucher à 20h pour une nuit de repos bien méritée après cette étape marathon.

Khopra – Bayali (3500m) : 200m+ / 450m- / 3h30
Bayali – Tadapani (2600m) : 250m+ / 1050m- / 4h
Deux étapes de transition pour rejoindre le chemin menant au camp de base des Annapurnas, deuxième partie de notre trek. Bayali est le dernier lodge communautaire du parcours et donc le dernier où on est quasiment seul (un pilote d’avion anglais qui chante tout le temps et qui porte un bonnet angry birds est avec nous). Deux petites journées pendant lesquelles on récupère bien, on passe les après midi à dormir et à bouquiner.

Tadapani – Bamboo (2300m) : 900m+ / 1200m- / 6h
Grosse matinée avec 5h de marche. On descend deux fois en fond de vallée traverser des rivières pour remonter ensuite.
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On traverse le gros village de Chomrong où le chemin prend des allures de Lyon urban trail avec ses montées/descentes de marches interminables.
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Un bon entraînement pour 2013. À partir de là, on est dans la vallée qui mène au camp de base et du coup le retour se fera également par ce chemin.
On mange à Shika pile au moment où une averse arrive. À se demander si le guide est un fin météorologue ou juste un brin chanceux (et nous avec lui). On termine jusqu’à Bamboo avant que la pluie ne reprenne.
À Bamboo on passe une bonne soirée avec deux groupes de français : un duo qui monte et un trio qui descend. Parmi le trio un couple de kinés qui en rentrant de la Réunion pour aller bosser en France se fait un petit périple. Là ils venaient de passer deux mois en Mongolie et un au Népal. Le mec à perdu 10kgs et est un peu creusé. Petit clin d’oeil à Caro qui m’imagine pas trop avec 10 kilos en moins. Moi non plus d’ailleurs du coup je me jette sur les beignets aux pommes.
On apprend également au cours des discussions qu’il fait super froid au camp de base et qu’un duvet 0 degré est indispensable voire un -10. On est au top avec notre confort 15 degrés de chez Decat (mon sponsor officiel). On retourne voir Kumar pour bien lui rappeler de nous choper des couvertures à chaque lodge.

Bamboo – Deurali (3200m) : 900m+ / 4h
Malgré nos relances multiples depuis 2 jours, nous n’avons toujours pas de chambres réservées pour les deux nuits qui viennent alors que c’est quasiment tout complet. On sent l’ami Kumar un peu stressé, ce qui ne lui ressemble pas trop et du coup ne nous rassure pas des masses. L’agence n’a rien réservé sur la deuxième partie du parcours sans qu’on comprenne bien pourquoi vu que c’est ici qu’on en aurait eu besoin. Comme le téléphone ne passe pas, Kumar part devant pour réserver là chambre et nous laisse avec le porteur. Le sentier grimpe à travers une forêt de Bamboo en longeant le torrent qui serpente au fond d’une vallée étroite. Des cascades l’alimentent depuis les sommets.
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Deurali – Camp de base des Annapurnas (4100m) : 900m+ / 4h
On décolle les derniers toujours au fond d’une étroite vallée. On met un peu de temps à retrouver le soleil. Petite pause lemon tea au camp de base du Macchapuchare qui marque là moitié de l’étape. La vue est déjà vraiment sympa d’ici.
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Malheureusement comme d’habitude ça se couvre et on termine la montée dans les nuages. La vue du sanctuaire sera pour demain matin. Après midi lecture emmitouflés sous la couette.
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Pendant le repas, la neige se met à tomber. On échange 3 mots avec deux couples russes qui nous font goûter un peu tout ce qu’ils ont trimbalés jusqu’ ici (fromage fumé, pines de pin). L’occasion de me rappeler que j’ai bien tout oublié de mes 5 ans d’apprentissage du russe…

Camp de base des Annapurnas – Bamboo (2300m) : 1800m- / 4h30
Réveil 6h pour voir le levé du soleil dans le sanctuaire au milieu de tous ces sommets prestigieux. Pas de bol, premier matin où les nuages sont de la partie. Ça se découvre un peu vers 8h mais du coup ça nous marque moins que ce qui nous avait été vendu par les trekkeurs qui descendaient.
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On rentre prendre le petit dej et c’est parti pour 1800m de descente sous un ciel menaçant. Arrivée à Bamboo en début d’aprem. On retrouve le duo de français (Stéphane et Bruno) croisé ici même à la montée. Petite discussion voyage au long cours puisque Bruno qui travaille à Dublin a déjà claqué deux sessions de 8 mois. Celui-ci, fervent lecteur de l’équipe, me rappelle également que ce soir c’est Espagne-france en foot. Bof…. Ça me manque vraiment pas.

Bamboo – Gandruk (1950m) : 700m+ / 1050m- / 6h
De nouveau le double passage en fond de vallée avec les successions de marches. La montée principale dans Chomrong se fait à 11h sous un soleil de plomb.
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On s’arrête dans un lodge au sommet et on se mange un petit steak de buffle avec une belle vue sur toute la vallée qu’on vient de descendre.
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C’est notre premier morceau de viande depuis 12jours… La pause s’éternise un peu et derrière ce n’est pas évident de repartir. On monte puis effectue le deuxième passage en fond de vallée de la journée avant la dernière remontée. On arrive dans un village typique du coin (ethnie gurung) vers 16h. On a un peu souffert et on est bien content d’en terminer. Le grupetto représenté par une chinoise survoltée nous a même eu en ligne de mire à un moment. Mais j’ai envoyé un petit « pas moyen de se faire doubler par une chinoise, je ne m’en remettrais pas » qui a rendu un peu de motivation à Caro (même si elle m’a répondu un petit truc du genre « ta gueule ». Au passage on émet quelques doutes sur leur mesure des dénivelés. Faudra vérifier tout ça en rentrant.
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Plus qu’une demi-journée de descente et le trek sera bouclé. Dernier brieffing en mode larme à l’oeil de Kumar qui nous souhaite le meilleur pour la suite. Il tente même de faire parler notre porteur hyper timide qui se referme avant de lâcher un petit « bon voyage » en népalais. Il nous invite à venir manger chez lui à notre retour à Katmandou. De notre côté on lui rappelle ce qu’on a bien apprécié à ses côtés : son contact facile et agréable avec nous et surtout avec les gens qu’on a croisés un peu partout. Un guide vraiment sympa et très attachant avec sa bonne humeur permanente. Ses brieffings en français ont eu un franc succès auprès de nous et des autres français croisés dans les lodges. Le fameux : « bien sur il faut mettre le lunettes de soleil et crème solaire » répété tous les soirs restera dans les annales comme l’info cruciale du trek.

Gandruk – Birethanti (1100m) : 850m- / 3h30
La der des der après 16jours de marche. Ça commence par une petite visite du village vu qu’on n’en avait pas trop profité la veille. Un village traditionnel aux maisons de pierres qui nous rappelle nos premières nuits chez l’habitant. Puis longue descente au milieu des rizières sous un soleil de plomb. On rejoint la route et le taxi qui nous attend pour aller à Pokhara. On croise quelques randonneurs tout frais et bien propre sur eux qui attaquent tout juste alors que pour nous c’est la fin. Un peu fatigués mais aucun pépin physique à signaler. Le périple peut continuer…
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Népal #2 – le départ en trek

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         Nous avons réservé ce trek de France via une agence réputée sérieuse (antenne locale de club aventure) en demandant 15 jours sortant un peu des sentiers battus histoire de voir du pays plutôt qu’une succession de villages ne comprenant que des lodges. On partait sur le tour du manaslu mais l’agence nous a proposé un petit trek tout nouveau monté en association avec des villages de la région de l’Annapurna. Le descriptif annonçait en alternance des nuits en lodge communautaire et des nuits chez l’habitant. Notre fibre associative a fait le reste… en route pour l’aventure.

          Le guide doit donc passer nous voir à notre hôtel à la veille du départ pour faire connaissance et nous présenter un peu le trek. Il se pointe à 16h, et nous paraît plutôt sympathique même s’il fait un peu jeune et qu’il nous avoue n’avoir jamais fait ce trek qui est tout nouveau et hyper peu fréquenté (en même temps c’est ce qu’on cherchait) et du coup ne pas connaître le parcours. Il ne s’attarde pas et nous donne rdv pour le vrai brieffing à 19h.

         Entre temps on se met un peu à psychoter : qu’est ce qu’il se passe à 4000 si on prend un déluge comme on en prend chaque soir à Pokhara et que le guide ne connait pas le coin? En relisant le descriptif des étapes, on se rassure pas tellement. On voulait de l’aventure, on va être servi. Il a bien tenté de nous rassurer en nous expliquant qu’il avait demandé un porteur local qui connait la route mais bon… on se dit qu’on va le cuisiner un peu le soir pour s’assurer qu’il est compétent.

         Manque de pot, l’ami kumar ne viendra jamais…. Encore un bon point pour lui. Attention ce n’est pas terminé, il a plus d’un tour dans son sac le Kumar. À sa décharge, à 19h on est en plein dans la tempête (voir article précédent). On attend 30 minutes (une activité que j’aime au plus haut point…) et on décolle manger puis au retour on essaye de l’appeler en vain. Du coup on devra attendre le lendemain pour tenter d’y voir plus clair. On n’est pas au mieux au niveau stress et la nuit s’annonce compliquée.

          Le lendemain 7h, ça toque à la porte, nos sacs sont prêts pour le départ et Kumar remonte un peu dans notre estime avec cette magnifique arrivée à l’heure. Un scoring inutile malheureusement puisque c’est pour nous annoncer qu’il n’est pas venu hier (ah bon!!) mais que le briefing n’était pas très important car il ne connaissait pas le parcours… Et bim, un tacle au genou et alors qu’on est à terre, il en remet une couche en nous annonçant un départ pour 8h30 car là il part déjeuner… J’aurais pas aimé voir nos gueules à ce moment là. Caro me rappelle le message de sa maman : « si tu le sens pas, tu n’y vas pas ». Bah là typiquement on le sent pas trop mais on décide de se laisser un peu de temps de réflexion sur les premières étapes qui sont peu engagées (comme l’ensemble du trek finalement) histoire de laisser une chance à là valise de billets qu’on a lâchée à l’agence.

         Maheureusement pour nos nerfs, ce n’est pas fini, le grand chelem est dans les cordes de notre guide : départ en taxi qui sort de hôtel et là je me rappelle que la veille la réception nous a parlé d’un paquet pour notre guide. Ne le voyant pas dans la voiture, je lui pose la question. Et là effectivement on partait sans les affaires du porteur et la bouffe pour les jours sans lodge… Pendant qu’il récupère tout ça on se regarde avec Caro, dépités. On va quand même passer le Kumar à la moulinette du questionnaire garde à vue cher au Pater après nos retours de boum. On n’en ressort pas bien plus avancé mais notre guide a bien compris qu’il allait devoir serrer le jeu.
      
          Départ en taxi donc, en mode local à base de dépassements douteux et de klaxon permanent, on sort de Pokhara. Quelques kms plus loin, la voiture s’arrête en pleine route, le chauffeur descend et sort nos sacs du coffre pour accéder à la roue de secours. Je demande au guide si on a crevé, « non, il ressert les boulons »… Vous me direz qu’il vaut toujours mieux faire du préventif mais bon là, c’est pas le moment.
Suite du voyage tranquille jusqu’à Beni (je vous passe le passage de torrent avec 30 cms d’eau) où on se fait arrêter au poste de garde : on doit passer en taxi local pour là suite du voyage. Une petite Toyota de 41 ans nous attend bien sagement pour un parcours sur chemin uniquement. Tout est defoncé mais on arrive finalement à Galeshwar prêts pour l’aventure. Le plat de macaronis passe moyen, je crois qu’on n’est pas encore bien libéré.

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       Après ce départ mouvementé qu’on tenait à raconter qu’une fois revenu sain et sauf du trek, histoire d’éviter les sueurs froides à nos familles, le trek s’est super bien déroulé. Côté météo, nous avons eu un ciel dégagé tous les matins et quelques petites averses mais quasiment toujours une fois arrivés aux lodges.
Le résumé du trek au jour le jour avec les photos arrive très bientôt…

Petites photos avec notre guide et porteur

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Népal #1 – les premiers pas (1 au 3 octobre)

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Atterrissage à Katmandou aprés 12h d’avion. Le temps de faire le visa et de changer un peu d’argent et nous voici lancé dans la jungle urbaine dans une voiture à peu prés aussi agée que Caro. Le concert de klaxon et la meute de scooter à chaque feu rouge nous confirme qu’on est arrivé à bon port.
Un passage chez basecamp trek pour signer les permis et nous voici enfin à Thamel, le quartier touristique de Katmandou qui rassemble pensions, restaus et boutiques de matos de montagne. Le temps de se faire un petit restau avec menu local (9 plats) et nous voilà couché.

On rejoint ensuite pokhara en bus. Trajet épique. Ça double n’importe comment, on slalome entre les camions en panne au milieu de la route, ça freine au dernier moment au point que le passager du premier rang a fini a plat ventre dans l’allée centrale alors qu’on était tout juste sorti de Katmandou. Arrivée à Pokhara un petit lapin de la guest house qui devait venir nous récupérer nous rappelle que la vie de touriste est pleine de rebondissements. Une fois bien installés, petite ballade au bord du lac mais temps couvert donc pas de traces des montagnes censées faire la renomée du site. Le terrain vague voisin m’apprend que les locaux savent plutôt trés bien jouer au volley (rien à voir avec les asiats du Corvi2). Je me lance pas pour cette fois car c’est au complet mais ça donne envie. Puis en plus il est temps de faire connaissance avec l’orage népalais : en général une petite averse d’avertissement, puis une accalmie qui te voit repartir le coeur léger mais c’est sans compter sur la seconde lame aka le torrent. Donc en temps que novice, on n’a pas écouté le premier avertissement, on s’est abrité sous un arbre (brillant je sais mais y avait pas trop de foudre), puis sous une pauvre bache entre deux barques puis au bamboo café qui comme son nom l’indique bien ressemble plus à une cahute ouverte aux quatre vents (bien frais) qu’a un véritable abri. L’accalmie survient une heure aprés et nous permet de rejoindre le resto chinois le plus proche. Depuis on ne se déplace plus sans notre poncho.

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Deuxième jour à Pokhara et deuxième raz de marée mais avant ça on a quand même pu faire un tour de barque sur le lac et rejoindre ainsi le départ du chemin vers la pagode de la paix.

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Sympa mais comme y à toujours pas l’ombre d’un 8000 à l’horizon, ça ressemble encore pas mal au lac d’aiguebebelette cette affaire. C’est bien mais ça mérite pas non plus la suite dernière étage avec vue sur les montagnes qu’on s’est offerte grâce à l’avalanche de cadeaux du mariage. C’est décidé pour le retour du trek on book le rez de chaussée…
Petite visite du vieux Pokhara en fin d’après midi qui nous permet de côtoyer un peu plus les locaux car lakeside est vraiment la partie touristique uniquement. Ça nous permet de nous rassurer sur notre côté bêtes de foire, les gens nous regardent toujours tels deux géants sortis de nul part. Ça commençait presque à nous manquer depuis notre dernier séjour en Asie. Bon et cette fois ci pas de boulette on remonte dans le taxi qui nous attend à la première goutte de pluie et on fait bien car c’est réparti comme la veille. Et au lieu d’une route, c’est une rivière qu’on doit traverser pour aller manger au plus proche de l’hôtel. Je sens au regard de Caro qu’elle se pose des questions sur mes choix de destination : « t’inquiètes,  le Népal en octobre c’est le top »

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Bienvenue sur notre blog

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Le grand départ approche… Nous avons pris nos billets pour Katmandou départ le 30 septembre de Paris!

Afin que vous puissiez nous suivre tout au long de notre périple nous allons tenter de tenir à jour ce blog et vous faire ainsi voyager avec nous (car on ne peut malheureusement pas tous vous emmener dans notre valise)

Voilà déjà un petit aperçu de notre itinéraire, cela pourra changer au gré du vent évidement…


Etape 1: Népal, arrivée à Katmandou prévue le 1er octobre
Etape 2: Birmanie, arrivée à Yangon prévue le 26 octobre
Etape 3: Thaïlande (nord), arrivée à Bangkok prévue le 15 novembre
Etape 4: Laos, arrivée à Luang Prabang prévue le 25 novembre
Etape 5: Cambodge, arrivée à Phnom Penh le 20 décembre
Retour à Paris depuis Bangkok le 30 décembre