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Cambodge #3 – Angkor plus de temples

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Arrivée à Siem Reap, ville dortoire hyper touristique la plus proche du site d’Angkor, pour la dernière étape de cette lune de miel à rallonge.
Angkor fut la capitale du Cambodge entre 900 et 1400 environ. À l’époque, elle abrita plusieurs centaines de milliers d’habitants et était très en avance en terme d’architecture et de système d’irrigation… Les premiers explorateurs qui découvrirent le lieu à sa grande époque furent stupéfaits par ce qu’ils avaient sous les yeux. Puis sans qu’on sache trop pourquoi (les hypothèses oscillent entre invasion étrangère, épuisement des sols, croyance religieuse…), la ville a été abandonnée pour une autre capitale (Phnom Penh) et la jungle a commencé à envahir les temples. Quand on a re-découvert la ville des années plus tard, des arbres avaient poussé partout et il ne restait plus que les bassins et les temples partiellement détruits. Depuis un siècle, les missions de remise en état sont nombreuses et les résultats récents époustouflants. Quelques temples ont été laissé en l’état pour montrer aux visiteurs comment le site avait été découvert.
On s’est gardé 3 jours pour visiter le site. On pensait le faire en vélo mais la circulation importante (bus de chinois en nombre) et la lassitude des locations de vélos trop petits nous ont poussés vers l’option tuk-tuk de temple en temple. Le premier jour sur le grand circuit avec des temples un peu moins connus et une foule raisonnable. Le deuxième sur le petit circuit avec les temples les plus célèbres mais aussi des milliers de chinois. Le site est extraordinaire et on a plus particulièrement apprécié les temples envahis par la jungle. Petit florilège de photos
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Après un jour de repos et une excursion vers les villages sur pilotis du Tonlé Sap, on retourne une dernière journée sur le site d’Angkor pour boucler la boucle avec quelques temples hors circuits. Il est alors temps de rentrer vers Bangkok pour attendre tranquillement l’avion du retour.
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Le trombino-chauve

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Une mission m’a été confiée par un généreux donateur via la petite boite du mariage : photographier un chauve dans chaque pays où nous passons. J’ouvre donc la rubrique avec la calvitie népalaise.

Le combo chauve moustachu népalais

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Bonus track : le chauve bouddhiste

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le chauve birman
Difficile de scorer dans ses pays où les gens ne perdent pas leurs cheveux. Du coup je vais jouer là facilité avec une solution qui m’a été soufflée. Effectivement là personne là plus chauve trouvée sur nos photos du Myanmar reste le Clem, il faut bien se rendre à l’évidence d’autant que je ne pouvais pas ressortir les moines bouddhistes.
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Exclu live – Thaïlande : ce n’est pas un local, mais on trouvait qu’il ressemblait fortement à un dégarni lyonnais. Vous voyez de qui je veux parler?
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Et voici le chauve laotien croisé en pleine campagne
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Laos #3 – Le Sud : moto, rodéo et…un peu de repos

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Après notre deuxième bus de nuit, nous voici à Paksé dans le sud du pays (700 bornes de Vientiane). On décide de partir directement se faire un petit road trip en mobylette sur le plateau des bolovens. Apprentissage express du fonctionnement de la mob semi-auto puisqu’ il n’y a que ça en stock, choix de la couleur du casque (ou pas…) et c’est parti pour trois jours.

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La première étape nous mène jusqu’aux chutes de Tad lo et un petit bungalow au bord de la rivière. L’hôtel possède trois éléphants domestiqués pour emmener les touristes en ballade et du coup on peut les approcher et même les voir prendre leur petit bain du soir. Par contre pas possible de les accompagner, activité recherchée depuis Luang Prabang et remise à plus tard du coup. Le coin est très calme…en dehors du bruit assourdissant des chutes d’eau qui va bercer notre sommeil.

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La deuxième étape nous ramène vers Paksé par une autre route sur laquelle on trouve également plusieurs chutes d’eau sympas mais qui ne permettent pas la baignade comme celles de Luang Prabang. On visite également en chemin le village d’une tribu un peu spéciale. Ils ont la particularité de construire leur propre cercueil de leur vivant et de les conserver ensuite en dessous leur maison sur pilotis. Apparemment cela leur permettrait de chasser les mauvais esprits. Bon à part ça, la polygamie est de rigueur et le guide nous a montré une maison pas plus grande que ça où vivaient 72 personnes (dont un mec et ses cinq femmes). On a aussi vu des mômes de 5-6 ans fumer la pipe. D’ici à dire qu’ils sont cinglés…
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La dernière étape nous emmène en mode Paris-Dakar (« une étape exceptionnelle » aurait dit Gérard Holtz) via des kilomètres de piste ocre aux villages de Ban Khiet Ngong et Ban Phapo. Le routard nous annonçait une vingtaine d’éléphants domestiqués. On imaginait en croiser à chaque coin de rue. C’est vrai que notre guide date un peu mais y a du y avoir une sacrée épidémie quand même car on en a vu que 3 et en cherchant bien.
On a quand même bien profité de ces petits villages isolés et on a surtout enfin pu faire le fameux bain des éléphants. Le type a bien essayé de nous vendre la balade complète, mais nous on voulait juste la baignade. Et effectivement après 2 minutes bien bancale sur le dos de la bestiole, on était content de pas avoir pris l’option deux heures. Du coup on rejoint directement la rivière aux eaux claires comme un bon bain de boue. Le mec crie des trucs et l’éléphant exécute des cabrioles en avant, en arrière… un petit rodéo qui nous oblige à bien nous accrocher si on veut pas se retrouver à l’eau. Tout le monde à l’air de s’éclater : nous, le guide et surtout l’éléphant. Un super moment.
Retour plus calme à travers la prairie même si l’éléphant attrape tout ce qui lui tombe sous la…trompe pour le bouffer. La petite guest house du village va notamment devoir replanter son bananier…
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Nuit en homestay une nouvelle fois un peu décevante tant dans l’échange que dans la bouffe puisque le menu ressemblait vraiment au régime post-tourista.
Retour à Paksé pour prendre un bus local vers les 4000 îles.
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Mais qu’est-ce donc que les 4000 îles dans un pays qui n’a pas d’accès à la mer. C’est tout simplement le Mékong, que l’on suit en pointillé depuis la frontière avec la Thaïlande, qui s’élargit (jusqu’à 14kms en saison des pluies) juste avant la frontière cambodgienne et crée ainsi une multitude de petits îlots. On se croirait en pleine mer tant le nombre de ramifications est important.
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On trouve également plusieurs chute d’eau au débit impressionnant qui génère cet élargissement.

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Du coup qui dit îles, dit honeymoon… on a donc claqué le petit bungalow classe du coin : une maison flottante avec terrasse au ras du fleuve. Trois jours de repos entrecoupés de quelques escapades à vélo vers les chutes d’eau et les villages de Don Khone, l’île que nous avons choisie.
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On s’organise également une petite excursion en bateau pour apercevoir les dauphins de l’irrawady qui portent le nom d’un fleuve birman (n’est ce pas maître capello). Espèce en voie de disparition et lointain cousin de flipper le dauphin tout excité qui saute partout, celui là est un dauphin d’eau douce qui nous la jouent ras de la surface. On en verra pas mal sortir plus ou moins loin du bateau.
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Et voilà, fin du séjour au Laos sur deux belles étapes. On passe la frontière vers le Cambodge demain pour une remontée express vers Angkor.

Laos #2 – le Laos citadin

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Après notre séjour dans le nord, nous voici dans le centre du pays avec deux escales seulement (impasse sur Vang Vieng) à Luang Prabang et Vientiane, les deux principales villes du pays séparées par une nuit de bus.

Luang Prabang pour commencer, la petite ville de province bien agréable. Un peu le Chiang Mai du Laos avec ses nombreux temples, son atmosphère paisible et…ses boulangeries en héritage d’une période de protectorat français (plus d’infos dans le bilan trivial :-)).
Le temps de se trouver une petite guest house et nous voici déjà en route pour le point culminant de la ville, le mont phousi (moyen mémotechnique : phousi au milieu de la ville ça fera un point de vue pour les touristes). On l’a appris au Myanmar, tout point culminant se déguste…au coucher du soleil. Bon je crois que l’info à filtrer dans les guidés de voyage chinois et coréen puisque force est de constater que l’ami Phousi jouait à guichet fermé ce soir là.
Le lendemain, location de vélos trop petits et tour dans la vieille ville en commençant par un petit dej dans une boulangerie pour expats. Ensuite on pédale de temple en temple et le long du Mekong.
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Le soir, petite pierrade locale entourés de laotiens et d’un français qui court encore plus vite que nous : Laos/Thaïlande/Cambodge/Vietnam en 5 semaines. On se demande pourquoi il n’en a pas profité pour faire un saut en Chine.
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Troisième jour dans le coin et location d’une mob pour visiter les alentours de LP (petit nom de Luang Prabang dans le microcosme des backpackers, à prononcer en anglais sinon ça sonne comme un parti politique). Avant cela, on va faire un tour dans le centre ville pour voir les offrandes des habitants pour les moines au lever du soleil.
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Ensuite, destination les chutes d’eau de Kuangsi (c’est bon maître Capello, c’est comme ça?). On nous avait dit que c’était sympa mais on ne s’attendait pas à apprécier autant. Une eau digne des plus belles plages de Thaïlande, une cascade principale haute comme la fraîche (référence internationale pralognanaise) et même une petite liane pour faire des acrobaties. Un très bon moment. On retrouve même la team jeux sans frontières avec nos potes allemands et italiens qu’on retrouve par hasard sur place. Retour en ville après un repas au bord du Mekong et bus de nuit pour Vientiane.
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Deuxième ville du city-tour, Vientiane, capitale du pays. La barre a été mise haute par LP et malheureusement Vientiane ne rivalisera pas. Arrivée donc au petit matin après la nuit en sleeping bus. Un bus de nuit où on dort, jusque là rien de bien nouveau. Sauf que là on dort dans un lit… Le sleeping bus est un bus à deux étages qui ressemble à un dortoir de refuge (ronflements et odeurs inclus). Là où chez nous on impose la ceinture de sécurité, bah ici on voyage couché. Faut juste pas trop réfléchir aux conséquences d’un tonneau et ça se passe plutôt pas mal.
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Donc revenons à nos moutons, premier jour à la capitale et location de vélos pour faire… la tournée des temples. Une des dernières et pas la meilleure. La copie des champs Élysées avec son arc de triomphe version château fort ressemble un peu trop à l’originale et du coup en vélo c’est pas top. On se console avec les jus de fruits frais et les petites cantines plutôt bonnes.

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Le deuxième jour, on se rend en bus vers un petit parc bien original le long du Mekong. Un artiste fortuné a construit des statues avec pour but de réconcilier hindouisme et bouddhisme. On y croise deux laotiens avec qui on discute un moment. Un jeune moine qui vient de rentrer au monastère pour faire ses études et une moins jeune femme qui vit au Canada après avoir émigrer pendant là guerre du Vietnam. Elle nous raconte son départ qui s’est fait dans des conditions hallucinantes par là montagne en tentant d’éviter les mines placées par son propre gouvernement. Ça nous éclaire un peu sur cette période et nous donne envie d’en savoir un peu plus sur cette guerre secrète.
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Retour sur Vientiane et nouveau sleeping bus direction le sud du pays avant un court passage au Cambodge et puis il sera bien temps de rentrer, les infos de France font état de conditions de neige exceptionnelles…

Laos #1 – Le Nord au fil de l’eau

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Après le passage de la frontière en barque, nous voici au Laos, quatrième pays du périple géant. À notre arrivée à Houesai, ville frontière, on prend l’option nord afin d’aller voir un peu les montagnes plutôt que de descendre directement le Mékong vers Luang Prabang.
Nous voici donc à Luang Namtha, petite ville pas super sexy, mais point de départ de nombreuses activités natures (trek, vtt…) et entourées de villages peuplés de minorités ethniques.

On loue des vélos pour faire la tournée des villages du coin. Sympa mais pas évident de communiquer avec ces habitants en costume traditionnel, surtout une fois qu’on a paumé la carte en chemin… Personne ne parle anglais, et on ne maîtrise pas bien le langage des signes. On s’est tout de même fait inviter à boire un canon en fin d’aprem par des jeunes de 15 ans bourrés avec un mélange de fanta fraise et de lao lao (alcool de riz local). Sympa mais on n’a pas réussi à savoir ce qu’ils célébraient.
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Ensuite, on innove avec une découverte des environs en….canoé. Deux jours sur la rivière avec nuit dans un petit village kamou. On s’est bien régalé tout seul sur cette rivière au milieu de la jungle (et de la route en construction aussi…).
L’excursion commence par un tour au marché pour acheter les vivres. Le guide nous demande si on est végétarien. On répond que non et du coup il achète de la viande pour le soir, un peu de chair et pas mal de dents… On se regarde avec Caro et on se dit qu’on aurait peut être du parier sur les légumes vu que tout ça va passer la journée en plein soleil sur le canoé.
Ensuite on file vers la rivière en tuk-tuk. L’histoire retient que l’équipage a fini à l’eau dès le premier rapide du parcours. Heureusement on avait eu l’heureuse initiative de laisser nos affaires dans le bateau du guide. Le temps de rattraper ma tatanne et de remonter dans le bateau et nous voici repartis, la confiance au plus bas devant un guide mort de rire. On lui demande s’il en reste beaucoup comme ça, apparemment oui. On s’est un peu inquiétés quand à la pause repas, le guide a commencé à attacher nos sacs sur son canoé. Cela promettait quelques secousses. Mais petit à petit on s’en est mieux sorti et on a même fini par aimer ça.
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Arrivés au village qui borde la rivière, les enfants du coin débarquent en courant, se déshabillent et sautent dans tous les sens dans la rivière et sur les canoés. Bel accueil. Ensuite on passe la soirée dans une maison finalement un peu à l’écart du village (dommage) et sans véritable interaction avec une famille comme on avait pu le voir précédemment. On se ballade tout de même un peu dans le village et on croise des gens bien souriants.
Le lendemain, petite journée de canoé puis repas dans un autre village et retour vers Luang Namtha. Une belle excursion originale qui nous a donné le goût du canoé.

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On rejoint ensuite en bus Muang Khua, ville située sur la Nam Ou, un affluent du Mékong. Trajet un peu épique dans un bus taille XS et avec des locaux qui vomissent les uns après les autres. Le chauffeur s’arrête deux fois en pleine route pour sa pause pipi et pour nous rassurer, on croise en 3h de trajet un camion accidenté et un autre sur le flanc avec son chargement sur la route. Bon pour le mental tout ça…
Le but de cette escale est en fait de prendre un bateau et se rendre à Muang Ngoï, ville isolée sur la rivière. Malheureusement le temps est un peu maussade et les paysages en chemin en pâtissent un peu.
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Sur place, petit bungalow en bord de rivière avec hamacs et excursion à pied vers un village reculé. Ballade effectuée avec une belle équipe européenne croisée sur le bateau : 2 allemands, 2 italiens et un belge, tous voyageurs au long cours. On reprend du poil de la bête avec ce petit village très calme. Ça nous fait du bien également de croiser un peu du monde après deux mois un peu dans notre coin.
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Bilan Thaïlande

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Les amateurs du bilan (un mélange de membres du fan club de Julien Lepers et de passionnés du trivial poursuit) vont être déçus, celui concluant la fin du séjour thaïlandais sera light. On n’a pas vraiment eu le temps de se plonger dans les coutumes et l’histoire du pays. On l’a vraiment (volontairement) survolé et les dix jours dans la partie plage au sud du pays ne permettent vraiment pas de comprendre la culture tant les locaux s’y font rares.
Du coup notre ressenti est assez mitigé après nos belles aventures Népalo-birmanes. La météo un peu capricieuse (fin de mousson?) et notre petite tourista bangkokienne n’ont pas aidé. On a quand même bien profité des plages pour se poser dans des hôtels sympas, fait quelques belles excursions (et quelques unes bien décevantes aussi) et participé à des festivités sympas à Chiang Mai.

Côté population, on a surtout vu des touristes qu’on pourrait classer en trois catégories bien distinctes :
– le couple d’âge moyen et sa grosse valise à roulette.
– le jeune tatoué se baladant torse nu une bière à la main dans les rues de Bangkok. S’il fait frais, il chausse en général un débardeur Bintang (bière balinaise)
– l’homme d’âge mûr, venu seul mais qui préfère voyager accompagné d’un guide local de sexe féminin et d’âge un peu moins mûr…

Coté nourriture, on n’a pas vraiment accroché alors que c’est censé être le top en Asie du sud est. C’est un peu la déception. On a eu du mal à trouver les plats peu épicés et à se trouver nos classiques dans des cartes à rallonge. La touriste initiatique est également pour beaucoup dans cet échec. Par contre on s’est une fois de plus régalés de fruits de toutes sortes, de crêpes indiennes dans les stands de rue… En résumé, je parlerai d’un séjour agréable mais pas inoubliable. La Thaïlande sonne aussi le glas de mes ambitions personnelles d’un retour en France au dessus de la barre fatidique des 80kgs, et ça c’est difficile à pardonner. Ça va encore me valoir quelques vannes de la part des ex-futurs, néo, anciens (j’ai du mal à suivre depuis l’asie) pivots du BCCL. Je ne sais pas ce qu’en dit notre ami le bouddha gourmand.
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On a également profité de cette escale pour faire la connaissance du fameux massage thaï, savant mélange entre le bien être et la torture. Pendant une heure, tu subis des messages avec le coude, le genou, la bonne femme qui te marche dessus… Il paraît qu’après tu te sens mieux. Moi je me rappelle juste de pendant.
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Pour finir, petit point situation à l’instant T pour tout ceux qui nous rappellent qu’on publie nos articles en retard avec un « mais alors vous êtes où en fait? » : nous sommes entrés au Laos le 30 novembre et sommes actuellement du côté de Vientiane. La suite bientôt.

Thaïlande #2 – Chiang Mai

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Après le séjour honeymoon dans le sud, on rejoint Chiang Mai pour quelques jours avant de filer au Laos. On s’y retrouve en plein festival ce qui annonce des soirées hautes en couleur.

Côté journée, un petit cours de cuisine est au programme histoire de rentrer un peu mieux dans la cuisine locale. Activité bien sympa avec une avalanche de plats à cuisiner…et à manger : 1 entrée, 1 soupe, 2 plats et 1 dessert. On cueille les légumes dans le jardin de la ferme et hop, tous derrière le wok.

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Ensuite, deux journées de vélo. La première organisée avec un guide et complètement ratée. Le guide se la joue un peu roots, ne nous explique pas grand chose d’autre que « les smartphones c’est de la merde, rien ne vaut un téléphone noir et blanc » et nous trimballe à peu près partout sauf dans les temples qui font la renommée de la ville. En faisant le parallèle avec Lyon, on avait envie de voir Bellecour, le vieux Lyon et l’opéra, et le type nous a emmenés au campus de la Doua et à la Feyssine en s’arrêtant au restau U pour déjeuner (véridique, c’était très bon mais tellement décalé). Bon on avait peut être mal lu le programme qui vantait un tour hors des sentiers battus (notre grande passion!!) sauf que là, on avait franchement l’impression que si y avait personne, c’était juste parce que les endroits n’en valaient pas la peine. Le livre d’or remplit de commentaires élogieux nous pose encore question…
Du coup, fâchés mais sûrs du pouvoir cycliste de Chiang Mai, on remet ça le lendemain en louant nous même des vélos et en se faisant une petite journée sur mesure : petit-déjeuner au marché aux fruits, petit tour des principaux temples, restau top le midi… Au top. On ne nous y reprendra pas de sitôt.
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Mais c’est donc plutôt le soir que l’ambiance montait d’un cran avec les célébrations de Loy Krathong. Ce festival est un moyen pour les thaïlandais de remercier les dieux pour l’eau qui leur permet de bonnes récoltes et de s’excuser aussi de la pollution des rivières. Il se déroule chaque année lors de la pleine lune de novembre et est particulièrement important dans la région de Chiang Mai.
Pendant trois jours, nous avons eu le droit à des défilés géants avec chars et costumes locaux, des lâchés de lanterne et des petites embarcations construites en feuille de bananier (krathong) déposées dans les rivières (un bien drôle de moyen de s’excuser de polluer les eaux…). Les lanternes lâchées dans le ciel sont censées honorer les esprits et évacuer la malchance (pâle copie du célèbre lâcher de lanternes de Tiloloy…).
Du coup des rues très animées, des stands de bouffe de partout, un bon mélange de thaïs et de touristes. On s’est bien baladés, on a évacué la malchance nous aussi et puis on a surveillé nos arrières car les locaux ont la fâcheuse tendance à lancer des feux d’artifice dans toutes les directions avec un goût certain pour l’horizontale en tenant le truc à bout de bras. On a vu deux trois mecs se faire péter le truc dans la main et recommencer juste après, un peu sonnés mais tellement heureux. Là, j’ai repensé aux deux trois noëls où le pater avait investi dans du grand spectacle pyrotechnique pour faire plaisir à ses 4 fistons et je me suis dit que c’était quand même un peu suicidaire (thèse soutenue par la mam à l’époque il me semble). Je me demande même si c’était pas plus dangereux ici qu’au milieu des militaires armés de Namsan car eux au moins n’étaient pas ronds…
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Thaïlande #1 – Honeymoon time : Krabi, Ko Lanta, Ko Phi Phi

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Après 1 mois et demi en sac à dos et à la mi temps du voyage, il est grand temps de prendre quelques jours de congés, un peu de repos même si on est bien moins fatigués par les kilomètres que ce que j’avais imaginé. Des vacances dans les vacances comme dit Caro…
Fini les placards birmans sans fenêtre, place aux bungalows de bord de plage, aux couchers de soleil un verre à la main, aux baignades dans des eaux écarlates : voici le chapitre lune de miel (à la base on est quand même là pour ça…)
Comme on conserve une âme de voyageur, on a quand même un peu morcelé le truc et du coup trois îles sont au programme. Les critères de choix ne vous étonneront pas : éviter la fin de mousson pour garder le poncho au fond du sac (pas de ko tao) et les hordes de touristes qui viennent là pour les plages mais pas que… (on raye Phuket même si on y passera une nuit collés à l’aéroport). Du coup les grands gagnants sont Krabi et ses falaises, Ko Lanta et son totem et Ko Phi Phi parce que c’est beau et sur le chemin du retour.

Après deux jours bien déprimants dans la rue touristique de Bangkok : un pour gérer la partie logistique (guide de voyage, change, réservation sur les îles), un pour décider comment on allait pouvoir faire 12h de bus alors que notre amie la tourista avait fait son apparition dans la nuit. Du coup nous voici dans l’avion pour Krabi après un petit repas de qualité avec le moral un peu en berne…

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On s’est choisi un petit bungalow dans un coin bien isolé. Repas, excursion, tout est fait à partir de ce petit complexe familial bien sympa. On doit être une dizaine sur les lieux et après le Bangkok des buveurs de bières tatoués, ça nous va pas mal.
Une journée de recup dans le hamac avec lecture et conclusion des articles du regretté Myanmar (snif). Ça va déjà bien mieux, sans qu’on puisse savoir si c’est le repos ou les remèdes du drôle de pharmacien chinois vu à Bangkok qui avait la particularité de mimer tout ce qu’il t’expliquait de « trouble d’estomac » à « grosse diarrhée ». Je vous laisse imaginer le spectacle, un espèce de times up tendance scato.

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Excursion à Hong Island le deuxième jour avec de belles baignades puis départ vers Ko Lanta.

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Ko Lanta sonne un peu comme une victoire à l’épreuve de confort avec notre suite géante, son balcon et son jacuzzi qui donne sur la mer. Qui dit suite de luxe dit aussi tout l’équipement qui va avec et auquel on n’est pas vraiment habitués. Du coup on chausse peignoir et pantoufles histoire de pas se faire trop remarquer.

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On se programme donc des petits apéros bouillonnants à l’heure du coucher de soleil.

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L’île annoncée plus sauvage que ses voisines est déjà bien bétonnée malheureusement. Et comme on ne trouve aucune trace de Moundir et du totem d’immunité, on poursuit nos recherches sur l’île de Korok à 1h de bateau où fut tournée la première saison de la fameuse émission (si je me souviens bien, Clem confirmera, on se demandait à l’époque qui était le génie qui trouvait tous ces noms d’équipe fabuleux : les Koroks, les Lanta naï… En fait ce sont juste le nom des îles du coin, une pâle copie d’intervilles où le Grau du Roi affrontait la Grande Motte (quel derby quand même)).
On y trouve des plages superbes totalement isolées et des eaux beaucoup plus claires que sur Lanta.

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Dernière étape, l’île ultra touristique de Ko Phi Phi et sa forme si particulière qui lui fit payer un lourd tribu lors du tsunami de 2004. On a réservé un petit bungalow bord de mer sur la côte la plus isolée. Une belle plage avec des coraux sympas juste en face du bungalow. Seul moyen de transport: le bateau. Un petit chemin escarpé mène au point de vue sur l’île.
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Encore une journée de farniente puis on se paye l’excursion phare du coin : maya bay, la plage où a été tourné le film the Beach avec Leo Di Caprio… On nous avait prévenu, on allait croiser du monde. Et effectivement, les bateaux garés les uns à côté des autres, d’un côté les speed boat, de l’autre les longues queues (faut pas mélanger torchons et serviettes). Chacun déverse son flot de touristes. Comme en plus il ne fait pas très beau, on ne conservera pas un souvenir impérissable du site.

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Par contre, on a bien aimé le défilé de russes se faisant prendre en photo dans des positions assez suggestives probablement pour mettre à jour leur profil facebook. Petit florilège. Vous noterez le maillot léopard qui revient à la mode dans sa coupe echancré. Et du coup, ben moi aussi j’ai posé pour avoir ma photo hot à mettre sur le blog (à défaut d’avoir un compte facebook).
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Suite de l’excursion avec d’abord une très grosse averse puis une belle petite plongée. Ensuite retour à Ko Phi Phi afin de prendre le bateau pour Phuket où on ne restera qu’une nuit avant de prendre l’avion vers Chiang Mai (nord de la Thaïlande)
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Bilan Myanmar

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Le billet trivial pursuit (grâce auxquel vous ne laisserez plus échapper de camembert bêtement)

– géographie et le camembert bleu avec la question de base : Myanmar ou Birmanie?
Pas évident car quand on dit Myanmar à un étranger, il ne comprend pas mais en même temps c’est le nom officiel aujourd’hui (république de l’union du Myanmar pour être exact). Les birmans étant la plus importante en nombre des ethnies peuplant le pays. Du coup le nom Birmanie est un peu réducteur. Mais le nouveau nom n’est pas vraiment accepté par le peuple puisqu’il a été choisi unilajtéralement par la dictature militaire. Comme en plus les américains ne reconnaisse pas ce nouveau nom… Bah c’est le foutoir et du coup on utilise encore les deux.
De même, question compliquée que celle de là capitale du pays qui du coup vaut son pesant d’or. Elle a changé une bonne quinzaine de fois dans l’histoire du pays jusqu’en 2006 où le général au pouvoir a décidé de construire une ville au milieu de nul part et d’en faire la capitale en lieu et place de Yangon. Du coup personne n’y met jamais les pieds. Son nom : Nai Pi Taw.

– un peu d’histoire pour le camembert jaune : on a beaucoup entendu parler de dictature militaire et d’ouverture à la démocratie ces deux dernières années. Tentative d’éclaircissement : le pays est en guerre civile depuis les années 40 et le départ des britanniques qui avaient colonisé le pays. En 1947, juste après la guerre, un général (Aung San) obtient l’indépendance et réunit toutes les ethnies en créant la Birmanie avec la promesse pour ces dernières de pouvoir si elles le souhaitent faire sécession 11 ans plus tard. Tout le monde est content, le type est un héros. Mais bon apparemment ça ne plait pas à tout le monde et il se fait tuer quelques temps après. Depuis ce moment là, le pays est gouverné par des militaires sans que le peuple ait son mot à dire. Les ressources importantes du pays (minerais, pétrole, gaz) leur permettent de s’enrichir sans que la population n’en profite. Du coup on se retrouve avec un pays à deux vitesses, les gens dans les villages ont tout juste de quoi survivre pendant que ceux travaillant pour le gouvernement roulent dans de gros 4×4. Le contraste est particulièrement éloquent à Yangon.
Cependant, l’espoir renaît. Depuis 1988, plusieurs manifestations géantes (réprimées avec violence par l’armée) ont permis de faire bouger un peu les choses mais le processus est lent. En 1990, les premières élections organisées voient la victoire du parti d’opposition avec à sa tête Aung San Suu Kyi, la fille du général assassiné, à une écrasante majorité. Malheureusement les militaires refusent de céder le pouvoir et emprisonnent la leader du parti qui devient ainsi une icône nationale et internationale (prix Nobel de la paix en 91). On retrouve des posters avec une photo d’elle ainsi qu’une image de son père dans toutes les maisons qu’on a visitées pendant nos treks. Sa popularité est incroyable comme en atteste son surnom : the Lady.
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Les sanctions internationales sont importantes depuis ce moment là. Les États Unis et l’Europe ont complètement isolé le pays qui du coup échange principalement avec son voisin chinois. Concrètement en tant que touriste, on s’en rend compte par l’absence totale de paiement par carte et de distributeurs : tout touriste arrivant à l’aéroport de Yangon doit être accompagné de sa valise de billets (dollars neufs uniquement). Super pratique. Autre conséquence, aucun accord avec les compagnies téléphoniques, du coup pas de réseau sur nos téléphones pendant tout le séjour. Moins gênant que le coup des CB mais surprenant.

Après une nouvelle manifestation menée par des moines en 2007, le gouvernement militaire a donné une feuille de route qui doit mener vers la démocratie. Les dernières élections se sont déroulées sans parti d’opposition et n’ont donc pas franchement changées la donne puisque c’est le parti soutenu par l’armée qui l’a emporté. Par contre le régime s’assouplit comme en témoigne les nombreuses libérations récentes de prisonniers politiques dont la fameuse Lady en qui tout le monde voit la future présidente en 2015. Du coup, comme un engrenage, les sanctions internationales se font de moins en moins grandes (suppression en novembre de l’interdiction d’importer des produits du Myanmar aux US et en Europe), le pays respire un peu mieux. À noter également la visite de Barack Obama il y a quelques jours qui constitue également un geste fort.
Bon, par contre tout n’est pas réglé comme on a pu le voir lors de notre petit trek en mode « on a retrouvé la 7ème compagnie ». Les différentes ethnies cohabitent moins bien qu’au Népal (heurts récents entre musulmans et bouddhistes dans l’ouest du pays) et certaines se sentent encore lésées ce qui crée ce climat instable. De nombreuses zones restent encore à accès contrôlé voire interdits (probablement des choses à cacher).

– le paragraphe nourriture, élément au combien important du plaisir de voyager. On craignait d’être déçu et ben pas du tout. On a plutôt bien mangé partout où on est allé. On a encore une fois pas mal alterné les restaus locaux et ceux pour touristes. Côté local, le plat de base est ce qu’ils appellent le curry. Deux morceaux de viande (poulet, mouton ou boeuf) qui baignent dans un peu de sauce et beaucoup d’huile plus une multitude d’assiettes variées auxquelles on touche assez peu car bien trop épicée et une gamelle de riz à volonté. Les birmans eux le mangent rarement avec de la viande (trop cher) et du coup on se rapproche du daal bhat népalais avec un mélange riz, légumes frits et légumes en soupe. C’est vraiment LE plat qu’on retrouve dans tous les restaurants et souvent il n’y a même pas grand chose d’autre sur la carte.
Pour le reste on retrouve les influences des voisins chinois notamment : soupes de nouilles, petits pains à là vapeur, samosas… On s’est également bien gavé de bananes sous toutes ses formes : lassi, jus, frites, pancake banane, fruit tout court. Et puis y a aussi quelques spécialités qu’on n’a pas testées mais qui sont sans doute très bonnes…

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Et notre sentiment dans tout ça? Ben comme pour le Népal, nous quittons  le pays ravis et limite déçus que ce soit déjà terminé (alors même que les plages de Thaïlande nous attendent). On a passé de supers moments avec un bon équilibre entre les petits villages de montagne, les sites exceptionnels (Bagan, Inle) et les (trop!) grandes villes.
On peut effectivement confirmer ce que tout le monde dit : la population est exceptionnellement chaleureuse. On avait déjà pas mal été gâté de ce côté là lors de notre trek communautaire au Népal mais là on peut dire que c’est un cran au dessus. Pas un birman qui n’essaye pas de venir te parler même s’il ne maîtrise que 3 mots d’anglais. Si tu as le malheur d’ouvrir ton guide et de prendre un air un peu perdu, un mec te tombe dessus dans la minute. Non seulement il t’explique où tu dois aller mais des fois il vient même faire un petit check en mobylette pour s’assurer que tu as bien écouté. À chaque fois qu’on croisait des gamins, on avait le droit à notre thank you, bye bye. Tu te sens le bienvenu à peu près partout où tu vas et ça c’est drolement agréable. Du coup quand on est arrivé en Thaïlande à 22h et qu’on a demandé à la dame (ou au monsieur…la transformation semblait en cours) de la réception où on pouvait aller manger et qu’elle nous a répondu : « vous allez dehors, vous trouverez, y a plein de restaus », ben on s’est vite rendu compte de la chance qu’on a eu pendant trois semaines.
Moral toujours au beau fixe et la santé toujours au top. Un seul micro incident avec juste une moitié de dent perdue en chemin (Mat, qui survit grâce à son expérience de la situation ayant déjà passé une bonne moitié de sa vie avec une dent cassée)

En conclusion : c’était top! On ne va pas faire comme dans les guides de voyage ou les journaux, qui scandent des « c’est maintenant ou jamais » pour vous pousser à partir. En attendant le taxi pour l’aéroport, on a feuilleté un guide datant de 2003 qui disait texto : « dépêchez vous d’y aller avant que ça s’ébruite. » À ce rythme là, je pense que dans 10 ans les birmans auront encore un peu de gentillesse d’avance sur leurs voisins. Et avec un peu de chance le peuple aura même pu choisir son (sa?) président.

Petit rappel des musts du séjour : Bagan, le pont d’U bein, le lac inle et les birmans dans leur ensemble.
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Myanmar #5 – Yangon et sa paya

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Retour sur Yangon au petit matin, enfin la gare routière plutôt. Parce que vu qu’on avait mis une heure pour en sortir y a 3 semaines, il n’y a pas de raison qu’ils se soient améliorés entre temps. Effectivement, après un petit tour de pick up, nous voici en quête d’un hôtel puisque tout nos appels 3 jours plus tôt avaient été infructueux.
Une fois la chambre au huitième étage sans ascenseur ni fenêtre (à quoi bon?) mais avec clim et option grenier en travaux juste au dessus (pas idéal pour la sieste post bus de nuit), on se ballade un peu à travers Yangon et ses marchés sans avoir la grosse motivation pour dérouler l’intégrale des « plus beaux bouddhas accroupis et bras gauche tendu » vendus par le lonely. L’objectif principal de ce retour à Yangon étant plutôt la Paya Schwedagon by night, un autre des must du pays.
Du coup en attendant la nuit, bah on se fait notre traditionnel parcours culinaire plutôt réussi ici : restau indien avec bayali et lassi, banane frites dans la rue…
En fin d’aprem direction la pagode où on retrouve en proportion égale des touristes et des fidèles qui viennent prier dans ce haut lieu de la religion bouddhiste plus Caro qui tente de tromper son monde avec son longyi. Le temps couvert n’est pas idéal pour la visite de jour par contre l’éclairage de nuit rend le lieu bien fou.

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Voilà, c’en est terminé, direction l’aéroport pour rejoindre la Thaïlande. On échange pour quelques temps nos hôtels de routards pour du bungalow en mode Honeymoon. Faut pas oublier trop vite pourquoi on est là quand même…