Le trek au jour le jour le jour :
1- Galeshwar (900m) – Banskharka (1526m) – 650m+ / 2h
Une première étape digne de toutes les premières étapes de trek qui partent tard du fait du temps de transport et bas en altitude : il fait chaud et surtout très humide. On transpire pas mal, m’enfin pas autant que notre porteur qui semble un peu limite avec ses converses lui le garant de l’orientation (voir épisode précédent).
Le chemin serpente en forêt et on trouve déjà nos premières marches (ça va devenir une habitude). Ces chemins étant les seuls accès vers la vallée pour les villages dans lesquels on dort, ils ont été aménagés pour être accessibles surtout pendant la période de mousson.
L’arrivée au village dissipe nos premiers doutes. Le village est superbe et on est reçu comme des rois.
Le confort des chambres nous surprend en bien (en même temps depuis la veille on s’attendait au pire pour tout). Petit coup de main à la dame qui nous accueille pour aider à la préparation du daal bhaat, le plat local qui se compose d’une plâtrée de riz, d’un petit bol de soupe de lentilles (info qui va faire saliver un certain nombre de randonneurs) et de légumes divers.
La cuisine/salle à manger de la maison est en fait une pièce de 2m par 7, avec dans un coin un feux de bois qui sert à là fois de cuisinière et de chauffage.
On passe une soirée très conviviale avec là famille qui nous accueille. Une des filles de 20 ans parle un peu anglais ce qui facilite pas mal les choses. Sinon Kumar se démène pour faire le traducteur. On se couche conquis par ce trek communautaire et bien plus serein que la veille à la même heure.
Banskharka (1526m) – Nangi (2300m) – 850m+ / 5h
Agréable surprise au réveil avec la vue sur le daulaghiri entre les orangers.
Après ces deux jours de rêve à Pokhara, on n’en espérait pas tant dès le premier levé.Les faces enneigees sont impressionnantes. Décollage vers 8h30 pour une première partie d’étape qui grimpe pas mal. On est en forêt tout le long donc on transpire un peu moins que la veille. On débouche sur un village avec vue dégagée sur les alentours. La pause repas est magnifique.
Derrière on reste à niveau jusqu’à Nangi, un village assez important qui est à l’origine du projet de désenclavement de la vallée. Ça a démarré avec le lycée et la clinique et plus récemment, ils ont créé ce trek et les lodges qui vont avec. Sur le site (www.himanchal.org) ils annoncent 110 trekkeurs sur 2010-2011 (l’équivalent de fréquentation quotidienne au camp de base des Annapurnas). Ça démarre donc tout juste. Premier contact avec un lodge communautaire qui prend la forme d’un petit monastère. Une fois de plus, bien plus confortable que ce qu’on avait imaginé.
On part se promener tout seul et on rencontre Teechra le responsable du projet communautaire et un prof de sport qui nous fait visiter l’école et l’internat : ça ressemble à l’Insa sauf que chaque chambre de deux est une cabane en bois (sympa l’hiver…) et que les bâtiments A (les filles) et B (les mecs) sont séparés par une clôture de 2m de haut à base de barbelés rouillés. Un bon moyen d’éviter que ça fricotte entre étudiants… On rencontre également nos premiers touristes qui permettent de démarrer le touristométre (à ne pas confondre avec le compteur tourista toujours vierge lui) : deux étudiants Népalais en vadrouille 3jours et une bénévole australienne qui a pour mission de ranger la bibliothèque du village. Je compte une demi part chacun ce qui nous fait 1,5 touristes croisés en 2 jours de trek et pas un chat pendant la journée de marche. Très appréciable.
On poursuit le tour du village et on retombe sur Kumar qui nous emmène prendre l’apéro chez une dame qu’il a vu il y a 6 ans (je le soupçonne de l’avoir un peu plus que vue mais bon…). Alcool de millet et viande sèchée autour du feu: premier apéro local. On rentre un peu rond au lodge juste avant la nuit en se remémorant les moments de stress à Pokhara…
Finalement Kumar est super attachant et nous fait vraiment découvrir toute la culture locale. Il commande toute la nourriture pour nous et à chaque fois c’est local et différent. Pour savoir ce qu’on peut manger, une technique très simple : quand il dit « tu peux goûter mais juste un petit peu » moi j’entends « teste mais demain tu risques de le payer au prix fort ». Et ça marche plutôt pas mal. En résumé on se régale ce qui n’était pas du tout attendu.
Nangi (2300m) – Mohare Danda (3300m) – 1000m+ / 4h30
De nouveau une vue bien dégagée au réveil. Montée principalement en forêt jusqu’à Mohare Danda, un lodge communautaire isolé sur une petite colline face à la chaîne des Annapurnas.
Bon à notre arrivée c’est dans les nuages mais Kumar nous assure que demain matin ça devrait le faire. On retrouve le prix Nobel de la paix asiatique croisé la veille à Nangi ainsi qu’une bénévole américaine qui bosse avec lui sur le développement des cliniques dans ces villages reculés (et fait monter le touristometre à 2 unités selon le barème vu la veille). Cette colline sert de relais au signal internet permettant à la clinique de Nangi de communiquer avec Pokhara et dispose du coup d’une antenne…et d’un spot wifi. On en profite pour réserver deux-trois hôtels (escale à Kuala, première nuit à Yangon) et dans le froid polaire puisque ça ne fonctionne qu’au pied de la tour, on envoie quelques news aux parents. On ressent bien les 3300m, la température a pris un sacré coup. On profite du repas pour discuter avec la bénévole américaine qui nous décrit les différents projets menés de front (école, clinique, lodges et développement touristique de la région).
Mohare Danda (3300m) – Tikhot (2300m) – 250m+ / 1250m- / 6h
Réveil 5h45 pour voir le levé du soleil. Vue sur l’annapurna sud, daulaghiri, macchapuchare un black tea dans les mains. Le réveil vaut la peine, même Caro est de la partie. Ensuite selon les consignes du briefing de Kumar qui en plus de nous rappeler chaque soir de bien prendre les lunettes et la crème solaire nous a cette fois ci demandé de temporiser puisque le seul lodge en chemin est à 1h30. Donc on profite de la vue jusqu’à 9h puis départ sur une crête et descente en forêt vers le lodge… fermé. Du coup on poursuit en forêt encore deux heures avant un picnic de fortune, deuxième boite de sardines à la tomate en deux jours, on y laisse une partie du mental. La descente interminable continue (6h en tout) et se termine difficilement sur une espèce de piste pas terrible. À noter en chemin: un petit lac et une équipe de vautour qui nous tourne autour. À part ça pas grand chose. Pas la meilleure étape du parcours.
À Tikhot, deuxième (et dernière) nuit chez l’habitant. Une dame très sympa mais qui ne parle pas un mot d’anglais. On visite un peu le village mais moins de bonnes surprises que les jours précédents. On se couche bien vannés par cette longue descente et ce réveil aux aurores.
Tikhot – Shvanta (2300m) – 750m+ / 750m- / 5h
Comme chaque matin vue magnifique (daulaghiri, nilghiri et baha sikar) et belle lumière dans le village.
L’option pas de black tea après le repas s’avère payante, on a plutôt mieux dormi que d’habitude. Chemin en balcon et encore (et encore) quelques volées de marches. Passage dans plusieurs villages maghar.
La nouveauté du jour c’est le touristomètre qui explose puisque vers midi on croise la route du tour des Annapurnas. Des japonais avec des masques (pour la pollution??) et des gants de vélos, des suédois, des gens bizarres, une casquette d’apiculteur… Beaucoup trop d’un coup après 4 jours de sevrage complet.
Le temps d’un repas et on retrouve la quiétude de notre trek communautaire jusqu’au village de Shvanta. Bon y a quand même un couple d’allemands qui se pointe un peu après nous. Damn, on n’est plus seul.
La ballade dans le village se termine en écossage de pois gourmands avec deux femmes du village et les enfants qui jouent autour. Elles nous donnent rendez vous pour l’apéro (=le thé) à 18h. Sympathique rencontre et sans le guide ce qui n’est jamais évident…
En attendant on va au lieu névralgique de tout village à cette heure là : la cour d’école et son terrain de basket. Petite partie de volley avec les jeunes du coins, deux porteurs et Kumar. Ça joue encore une fois très bien (à part Kumar qui fait exception).
L’apéro ensuite est sympa, même si Kumar un poil bavard et en mode offensif avec notre jeune hôte monopolise un peu la conversation. Deux pizzas végétariennes plus tard et nous voici couchés après avoir appris la terrible nouvelle : les germains font également le trek communautaire. Nous ne sommes plus seuls au monde 😦
Swanta (2250m) – Dhankharka (3026m) – 800m+ – 3h30
Étape courte mais quasiment que de la montée. Finies les marches, on quitte les villages pour la haute montagne. Quasiment tout en forêt et très humide, je fais l’expérience de la sangsue sur le mollet… sympa mais sans plus. Un petit coup de désinfectant plus tard et nous voici au lodge de Dankharka tout en vieille pierre.
On en profite pour faire la connaissance de nos amis allemands. Le mec affichait un tee shirt marathon différent chaque jour, ça ne pouvait qu’être un gars bien.
Un français nous rejoint également et monte jusqu’au lac. Un chambérien qui a fait l’ECAM à Lyon et qui termine un périple de 8 mois. On a bien sympathisé pendant les 3 jours en commun. Le touristometre grimpe mais ce sont des gens plutôt agréables et puis à 3000m y a plus trop de villages pour aller prendre l’apéro donc on discute et on bouquine.
Au cours de la soirée, Kumar sort à ma demande la carte du coin puisque le surlendemain, ni lui ni le porteur ne connaissent le chemin. Une carte au 1/150 000 (les connaisseurs apprécieront la précision) et on cherche le lac Khair terme de l’étape qui se trouve autour de 4300m d’altitude. L’occasion de se rendre compte 1)que malgré sa non connaissance du parcours, il n’a jamais ouverture la carte 2) qu’il ne sait pas lire les courbes de niveau. Il sort un bout de papier griffoné lors d’un de ses cours. C’est marrant d’un côté et en même temps y a des moments où on se sent plus compétent que lui et ça c’est un peu moins marrant.
Dhankharka (3026m) – Khopra ridge (3700m) – 650m+ – 3h00
Une montée sèche de 650m pour rejoindre le lodge de Khopra situé sur un éperon rocheux à 3700m d’altitude face au Daulaghiri. Gros coup de moins bien de Caro qui nous fait le coup du mal des montagnes… à 3200m. On arrive tant bien que mal au lodge pour se reposer et tenter les remèdes locaux : thé au gingembre et soupe d’ail. Ça va rapidement mieux (à part côté haleine…) sans qu’on sache vraiment si c’était lié au stress, à une mauvaise digestion du pancake matinal ou à l’altitude.
Le lodge sert de ferme pour les troupeaux de yaks, une espèce de vache des montagnes un peu poilue pas très esthétique.
On y trouve également un nouveau spot wifi qui bat le record d’altitude du précédent et nous permet d’envoyer quelques news.
Dans l’aprem, on monte un peu sur le parcours du lendemain pour faire un peu d’acclimatation et surtout pour rassurer Caro. On rentre juste avant l’orage de grêle et on trouve notre salle commune squattée par 18 espagnols qui campent à côté. Le touristometre meurt sur le coup. Du coup on file dans la cuisine avec les guides au coin du feu et on participe au débat sur la durée de l’étape du lendemain annoncée à 700m de D+ et 5h ce qui nous paraît beaucoup. Notre guide n’a pas trop d’avis vu qu’il n’est jamais monté là haut. On verra bien demain.
Khopra – Khair lake (4300m) – Khopra : 900m+ / 900m- / 9h
On demande au guide de partir à 5h pour pouvoir profiter au maximum du ciel dégagé et éviter de se prendre la pluie là haut. On décolle en même temps que Pierre-olivier et son guide qui présente le bon côté d’avoir déjà vu le lac. Démarrage de nuit à la frontale au milieu des yaks. Ça s’illumine environ 30 minutes plus tard, le ciel est dégagé et l’averse de la veille a blanchi tout le paysage.
On arrive en 3h au camp de base de l’annapurna sud planté au milieu d’une belle vallée.
C’est là qu’on attaque là grosse montée puisque jusqu’ici c’était pas très raide. L’occasion de poser une grosse banderille qui à 4000 te montre rapidement tes limites respiratoires et physiques. Du coup j’arrive au lac une petite heure avant le groupe et en profite pour grimper au petit temple qui surplombe le lac sacré (4500m).
Une bien belle étape qui restera dans nos mémoires surtout vu la descente interminable qui nous attend. On pioche un peu et ça se termine au mental pour tous les deux (les séquelles de la banderille). On a eu pas mal de chance avec la météo puisque ça se couvre bien plus tard que d’habitude et on fait quasiment l’ensemble de nos 9h de rando (les locaux avaient raison pour le temps de marche…) sous le soleil. Coucher à 20h pour une nuit de repos bien méritée après cette étape marathon.
Khopra – Bayali (3500m) : 200m+ / 450m- / 3h30
Bayali – Tadapani (2600m) : 250m+ / 1050m- / 4h
Deux étapes de transition pour rejoindre le chemin menant au camp de base des Annapurnas, deuxième partie de notre trek. Bayali est le dernier lodge communautaire du parcours et donc le dernier où on est quasiment seul (un pilote d’avion anglais qui chante tout le temps et qui porte un bonnet angry birds est avec nous). Deux petites journées pendant lesquelles on récupère bien, on passe les après midi à dormir et à bouquiner.
Tadapani – Bamboo (2300m) : 900m+ / 1200m- / 6h
Grosse matinée avec 5h de marche. On descend deux fois en fond de vallée traverser des rivières pour remonter ensuite.
On traverse le gros village de Chomrong où le chemin prend des allures de Lyon urban trail avec ses montées/descentes de marches interminables.
Un bon entraînement pour 2013. À partir de là, on est dans la vallée qui mène au camp de base et du coup le retour se fera également par ce chemin.
On mange à Shika pile au moment où une averse arrive. À se demander si le guide est un fin météorologue ou juste un brin chanceux (et nous avec lui). On termine jusqu’à Bamboo avant que la pluie ne reprenne.
À Bamboo on passe une bonne soirée avec deux groupes de français : un duo qui monte et un trio qui descend. Parmi le trio un couple de kinés qui en rentrant de la Réunion pour aller bosser en France se fait un petit périple. Là ils venaient de passer deux mois en Mongolie et un au Népal. Le mec à perdu 10kgs et est un peu creusé. Petit clin d’oeil à Caro qui m’imagine pas trop avec 10 kilos en moins. Moi non plus d’ailleurs du coup je me jette sur les beignets aux pommes.
On apprend également au cours des discussions qu’il fait super froid au camp de base et qu’un duvet 0 degré est indispensable voire un -10. On est au top avec notre confort 15 degrés de chez Decat (mon sponsor officiel). On retourne voir Kumar pour bien lui rappeler de nous choper des couvertures à chaque lodge.
Bamboo – Deurali (3200m) : 900m+ / 4h
Malgré nos relances multiples depuis 2 jours, nous n’avons toujours pas de chambres réservées pour les deux nuits qui viennent alors que c’est quasiment tout complet. On sent l’ami Kumar un peu stressé, ce qui ne lui ressemble pas trop et du coup ne nous rassure pas des masses. L’agence n’a rien réservé sur la deuxième partie du parcours sans qu’on comprenne bien pourquoi vu que c’est ici qu’on en aurait eu besoin. Comme le téléphone ne passe pas, Kumar part devant pour réserver là chambre et nous laisse avec le porteur. Le sentier grimpe à travers une forêt de Bamboo en longeant le torrent qui serpente au fond d’une vallée étroite. Des cascades l’alimentent depuis les sommets.
Deurali – Camp de base des Annapurnas (4100m) : 900m+ / 4h
On décolle les derniers toujours au fond d’une étroite vallée. On met un peu de temps à retrouver le soleil. Petite pause lemon tea au camp de base du Macchapuchare qui marque là moitié de l’étape. La vue est déjà vraiment sympa d’ici.
Malheureusement comme d’habitude ça se couvre et on termine la montée dans les nuages. La vue du sanctuaire sera pour demain matin. Après midi lecture emmitouflés sous la couette.
Pendant le repas, la neige se met à tomber. On échange 3 mots avec deux couples russes qui nous font goûter un peu tout ce qu’ils ont trimbalés jusqu’ ici (fromage fumé, pines de pin). L’occasion de me rappeler que j’ai bien tout oublié de mes 5 ans d’apprentissage du russe…
Camp de base des Annapurnas – Bamboo (2300m) : 1800m- / 4h30
Réveil 6h pour voir le levé du soleil dans le sanctuaire au milieu de tous ces sommets prestigieux. Pas de bol, premier matin où les nuages sont de la partie. Ça se découvre un peu vers 8h mais du coup ça nous marque moins que ce qui nous avait été vendu par les trekkeurs qui descendaient.
On rentre prendre le petit dej et c’est parti pour 1800m de descente sous un ciel menaçant. Arrivée à Bamboo en début d’aprem. On retrouve le duo de français (Stéphane et Bruno) croisé ici même à la montée. Petite discussion voyage au long cours puisque Bruno qui travaille à Dublin a déjà claqué deux sessions de 8 mois. Celui-ci, fervent lecteur de l’équipe, me rappelle également que ce soir c’est Espagne-france en foot. Bof…. Ça me manque vraiment pas.
Bamboo – Gandruk (1950m) : 700m+ / 1050m- / 6h
De nouveau le double passage en fond de vallée avec les successions de marches. La montée principale dans Chomrong se fait à 11h sous un soleil de plomb.
On s’arrête dans un lodge au sommet et on se mange un petit steak de buffle avec une belle vue sur toute la vallée qu’on vient de descendre.
C’est notre premier morceau de viande depuis 12jours… La pause s’éternise un peu et derrière ce n’est pas évident de repartir. On monte puis effectue le deuxième passage en fond de vallée de la journée avant la dernière remontée. On arrive dans un village typique du coin (ethnie gurung) vers 16h. On a un peu souffert et on est bien content d’en terminer. Le grupetto représenté par une chinoise survoltée nous a même eu en ligne de mire à un moment. Mais j’ai envoyé un petit « pas moyen de se faire doubler par une chinoise, je ne m’en remettrais pas » qui a rendu un peu de motivation à Caro (même si elle m’a répondu un petit truc du genre « ta gueule ». Au passage on émet quelques doutes sur leur mesure des dénivelés. Faudra vérifier tout ça en rentrant.
Plus qu’une demi-journée de descente et le trek sera bouclé. Dernier brieffing en mode larme à l’oeil de Kumar qui nous souhaite le meilleur pour la suite. Il tente même de faire parler notre porteur hyper timide qui se referme avant de lâcher un petit « bon voyage » en népalais. Il nous invite à venir manger chez lui à notre retour à Katmandou. De notre côté on lui rappelle ce qu’on a bien apprécié à ses côtés : son contact facile et agréable avec nous et surtout avec les gens qu’on a croisés un peu partout. Un guide vraiment sympa et très attachant avec sa bonne humeur permanente. Ses brieffings en français ont eu un franc succès auprès de nous et des autres français croisés dans les lodges. Le fameux : « bien sur il faut mettre le lunettes de soleil et crème solaire » répété tous les soirs restera dans les annales comme l’info cruciale du trek.
Gandruk – Birethanti (1100m) : 850m- / 3h30
La der des der après 16jours de marche. Ça commence par une petite visite du village vu qu’on n’en avait pas trop profité la veille. Un village traditionnel aux maisons de pierres qui nous rappelle nos premières nuits chez l’habitant. Puis longue descente au milieu des rizières sous un soleil de plomb. On rejoint la route et le taxi qui nous attend pour aller à Pokhara. On croise quelques randonneurs tout frais et bien propre sur eux qui attaquent tout juste alors que pour nous c’est la fin. Un peu fatigués mais aucun pépin physique à signaler. Le périple peut continuer…
