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Bilan Myanmar

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Le billet trivial pursuit (grâce auxquel vous ne laisserez plus échapper de camembert bêtement)

– géographie et le camembert bleu avec la question de base : Myanmar ou Birmanie?
Pas évident car quand on dit Myanmar à un étranger, il ne comprend pas mais en même temps c’est le nom officiel aujourd’hui (république de l’union du Myanmar pour être exact). Les birmans étant la plus importante en nombre des ethnies peuplant le pays. Du coup le nom Birmanie est un peu réducteur. Mais le nouveau nom n’est pas vraiment accepté par le peuple puisqu’il a été choisi unilajtéralement par la dictature militaire. Comme en plus les américains ne reconnaisse pas ce nouveau nom… Bah c’est le foutoir et du coup on utilise encore les deux.
De même, question compliquée que celle de là capitale du pays qui du coup vaut son pesant d’or. Elle a changé une bonne quinzaine de fois dans l’histoire du pays jusqu’en 2006 où le général au pouvoir a décidé de construire une ville au milieu de nul part et d’en faire la capitale en lieu et place de Yangon. Du coup personne n’y met jamais les pieds. Son nom : Nai Pi Taw.

– un peu d’histoire pour le camembert jaune : on a beaucoup entendu parler de dictature militaire et d’ouverture à la démocratie ces deux dernières années. Tentative d’éclaircissement : le pays est en guerre civile depuis les années 40 et le départ des britanniques qui avaient colonisé le pays. En 1947, juste après la guerre, un général (Aung San) obtient l’indépendance et réunit toutes les ethnies en créant la Birmanie avec la promesse pour ces dernières de pouvoir si elles le souhaitent faire sécession 11 ans plus tard. Tout le monde est content, le type est un héros. Mais bon apparemment ça ne plait pas à tout le monde et il se fait tuer quelques temps après. Depuis ce moment là, le pays est gouverné par des militaires sans que le peuple ait son mot à dire. Les ressources importantes du pays (minerais, pétrole, gaz) leur permettent de s’enrichir sans que la population n’en profite. Du coup on se retrouve avec un pays à deux vitesses, les gens dans les villages ont tout juste de quoi survivre pendant que ceux travaillant pour le gouvernement roulent dans de gros 4×4. Le contraste est particulièrement éloquent à Yangon.
Cependant, l’espoir renaît. Depuis 1988, plusieurs manifestations géantes (réprimées avec violence par l’armée) ont permis de faire bouger un peu les choses mais le processus est lent. En 1990, les premières élections organisées voient la victoire du parti d’opposition avec à sa tête Aung San Suu Kyi, la fille du général assassiné, à une écrasante majorité. Malheureusement les militaires refusent de céder le pouvoir et emprisonnent la leader du parti qui devient ainsi une icône nationale et internationale (prix Nobel de la paix en 91). On retrouve des posters avec une photo d’elle ainsi qu’une image de son père dans toutes les maisons qu’on a visitées pendant nos treks. Sa popularité est incroyable comme en atteste son surnom : the Lady.
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Les sanctions internationales sont importantes depuis ce moment là. Les États Unis et l’Europe ont complètement isolé le pays qui du coup échange principalement avec son voisin chinois. Concrètement en tant que touriste, on s’en rend compte par l’absence totale de paiement par carte et de distributeurs : tout touriste arrivant à l’aéroport de Yangon doit être accompagné de sa valise de billets (dollars neufs uniquement). Super pratique. Autre conséquence, aucun accord avec les compagnies téléphoniques, du coup pas de réseau sur nos téléphones pendant tout le séjour. Moins gênant que le coup des CB mais surprenant.

Après une nouvelle manifestation menée par des moines en 2007, le gouvernement militaire a donné une feuille de route qui doit mener vers la démocratie. Les dernières élections se sont déroulées sans parti d’opposition et n’ont donc pas franchement changées la donne puisque c’est le parti soutenu par l’armée qui l’a emporté. Par contre le régime s’assouplit comme en témoigne les nombreuses libérations récentes de prisonniers politiques dont la fameuse Lady en qui tout le monde voit la future présidente en 2015. Du coup, comme un engrenage, les sanctions internationales se font de moins en moins grandes (suppression en novembre de l’interdiction d’importer des produits du Myanmar aux US et en Europe), le pays respire un peu mieux. À noter également la visite de Barack Obama il y a quelques jours qui constitue également un geste fort.
Bon, par contre tout n’est pas réglé comme on a pu le voir lors de notre petit trek en mode « on a retrouvé la 7ème compagnie ». Les différentes ethnies cohabitent moins bien qu’au Népal (heurts récents entre musulmans et bouddhistes dans l’ouest du pays) et certaines se sentent encore lésées ce qui crée ce climat instable. De nombreuses zones restent encore à accès contrôlé voire interdits (probablement des choses à cacher).

– le paragraphe nourriture, élément au combien important du plaisir de voyager. On craignait d’être déçu et ben pas du tout. On a plutôt bien mangé partout où on est allé. On a encore une fois pas mal alterné les restaus locaux et ceux pour touristes. Côté local, le plat de base est ce qu’ils appellent le curry. Deux morceaux de viande (poulet, mouton ou boeuf) qui baignent dans un peu de sauce et beaucoup d’huile plus une multitude d’assiettes variées auxquelles on touche assez peu car bien trop épicée et une gamelle de riz à volonté. Les birmans eux le mangent rarement avec de la viande (trop cher) et du coup on se rapproche du daal bhat népalais avec un mélange riz, légumes frits et légumes en soupe. C’est vraiment LE plat qu’on retrouve dans tous les restaurants et souvent il n’y a même pas grand chose d’autre sur la carte.
Pour le reste on retrouve les influences des voisins chinois notamment : soupes de nouilles, petits pains à là vapeur, samosas… On s’est également bien gavé de bananes sous toutes ses formes : lassi, jus, frites, pancake banane, fruit tout court. Et puis y a aussi quelques spécialités qu’on n’a pas testées mais qui sont sans doute très bonnes…

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Et notre sentiment dans tout ça? Ben comme pour le Népal, nous quittons  le pays ravis et limite déçus que ce soit déjà terminé (alors même que les plages de Thaïlande nous attendent). On a passé de supers moments avec un bon équilibre entre les petits villages de montagne, les sites exceptionnels (Bagan, Inle) et les (trop!) grandes villes.
On peut effectivement confirmer ce que tout le monde dit : la population est exceptionnellement chaleureuse. On avait déjà pas mal été gâté de ce côté là lors de notre trek communautaire au Népal mais là on peut dire que c’est un cran au dessus. Pas un birman qui n’essaye pas de venir te parler même s’il ne maîtrise que 3 mots d’anglais. Si tu as le malheur d’ouvrir ton guide et de prendre un air un peu perdu, un mec te tombe dessus dans la minute. Non seulement il t’explique où tu dois aller mais des fois il vient même faire un petit check en mobylette pour s’assurer que tu as bien écouté. À chaque fois qu’on croisait des gamins, on avait le droit à notre thank you, bye bye. Tu te sens le bienvenu à peu près partout où tu vas et ça c’est drolement agréable. Du coup quand on est arrivé en Thaïlande à 22h et qu’on a demandé à la dame (ou au monsieur…la transformation semblait en cours) de la réception où on pouvait aller manger et qu’elle nous a répondu : « vous allez dehors, vous trouverez, y a plein de restaus », ben on s’est vite rendu compte de la chance qu’on a eu pendant trois semaines.
Moral toujours au beau fixe et la santé toujours au top. Un seul micro incident avec juste une moitié de dent perdue en chemin (Mat, qui survit grâce à son expérience de la situation ayant déjà passé une bonne moitié de sa vie avec une dent cassée)

En conclusion : c’était top! On ne va pas faire comme dans les guides de voyage ou les journaux, qui scandent des « c’est maintenant ou jamais » pour vous pousser à partir. En attendant le taxi pour l’aéroport, on a feuilleté un guide datant de 2003 qui disait texto : « dépêchez vous d’y aller avant que ça s’ébruite. » À ce rythme là, je pense que dans 10 ans les birmans auront encore un peu de gentillesse d’avance sur leurs voisins. Et avec un peu de chance le peuple aura même pu choisir son (sa?) président.

Petit rappel des musts du séjour : Bagan, le pont d’U bein, le lac inle et les birmans dans leur ensemble.
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Myanmar #5 – Yangon et sa paya

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Retour sur Yangon au petit matin, enfin la gare routière plutôt. Parce que vu qu’on avait mis une heure pour en sortir y a 3 semaines, il n’y a pas de raison qu’ils se soient améliorés entre temps. Effectivement, après un petit tour de pick up, nous voici en quête d’un hôtel puisque tout nos appels 3 jours plus tôt avaient été infructueux.
Une fois la chambre au huitième étage sans ascenseur ni fenêtre (à quoi bon?) mais avec clim et option grenier en travaux juste au dessus (pas idéal pour la sieste post bus de nuit), on se ballade un peu à travers Yangon et ses marchés sans avoir la grosse motivation pour dérouler l’intégrale des « plus beaux bouddhas accroupis et bras gauche tendu » vendus par le lonely. L’objectif principal de ce retour à Yangon étant plutôt la Paya Schwedagon by night, un autre des must du pays.
Du coup en attendant la nuit, bah on se fait notre traditionnel parcours culinaire plutôt réussi ici : restau indien avec bayali et lassi, banane frites dans la rue…
En fin d’aprem direction la pagode où on retrouve en proportion égale des touristes et des fidèles qui viennent prier dans ce haut lieu de la religion bouddhiste plus Caro qui tente de tromper son monde avec son longyi. Le temps couvert n’est pas idéal pour la visite de jour par contre l’éclairage de nuit rend le lieu bien fou.

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Voilà, c’en est terminé, direction l’aéroport pour rejoindre la Thaïlande. On échange pour quelques temps nos hôtels de routards pour du bungalow en mode Honeymoon. Faut pas oublier trop vite pourquoi on est là quand même…

Myanmar #4 – Inlé we trust

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Après le trek option guerre civile, retour à du plus conforme avec le très couru lac Inlé que l’on a décidé de rejoindre (comme beaucoup d’autres touristes) par 3 jours de marche.
Un trek un peu moins sympa que le précédent d’abord parce que nos guides ont à eux d’eux l’âge de Momo (voir Namsham) et donc un peu moins de choses à raconter. Comme en plus ils étaient plus que limites en anglais (how old are you? Yes…), on a moins pu échanger. Ajouter à ça deux à trois autres groupes dans les petits villages le soir et vous comprendrez qu’on préférait l’exclusivité des montagnes du nord. Mais bon ce fut quand même un bon moyen de rejoindre le lac et puis comme en plus nos deux ados étaient plutôt bons cuisiniers, on s’est régalé.
Au programme 4-5h de marche chaque jour sans trop de dénivelé au milieu des cultures de riz, de piments… Une petite averse le premier jour pour pimenter (ouarf ouarf) un peu le tout, les guides qui demandent le chemin (tiens, tiens) et la rencontre improbable d’une copine de Caro en chemin le deuxième jour. À part ça pas grand chose d’extraordinaire jusqu’à l’arrivée sur le lac et la remontée en bateau qui nous donne un avant gout de la beauté des lieux.
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Une petite nuit dans un placard plus tard (dernière chambre de libre à Inlé réservée juste avant le trek) et nous voici partis en excursion avec un longue queue (le nom du bateau…) au petit matin. La descente est magnifique jusqu’à un marché tout au sud du lac (2h de bateau quand même!).
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On croise les pêcheurs locaux connus pour leur technique de rame si particulière (probablement initié par un manchot ou alors le seul moyen d’avancer avec les mains libres) avec leurs filets, les familles qui descendent prier dans les temples des alentours ainsi que des villages entiers sur pilotis avec la pirogue comme seul moyen d’aller voir son voisin.
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Ensuite le soleil se met à taper un peu fort et on nous fait faire la tournée des artisans du coin qui tentent de fourguer leur came. Caro aime, moi moins. Dans le désordre, on a vu le tissus, les couteaux, les cigares, l’argent (rien que d’y repenser ça m’épuise).
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Puis on est remonté par leurs incroyables potagers flottants. On a posé la question à notre chauffeur, ce jeune homme qui passe la journée à côté d’un moteur diesel des années 60 et qui du coup ne répond qu’en criant et on a pas tout compris… En fait il semblerait qu’ils récupèrent des algues au fond du lac avec une espèce de perche en bambou et qu’elles leur servent ensuite de support pour leurs cultures de tomates qui repartent ensuite par camions entiers vers le reste du pays. C’est marrant de les voir cheminer en pirogue entre les plants de tomates.
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On termine par un petit sunset des familles au milieu de nos amis pêcheurs et retour au placard. Une journée vraiment exceptionnelle, largement au niveau des temples de Bagan.
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Pour finir, un petit restau italien en amoureux (ou presque, 4 hollandais d’âge mûr à notre table – pas plus de précision pour ne froisser personne) puisque c’est l’anniversaire de Caro. Croisière en bateau + restau italien au bout du monde, elle est gâtée je trouve!
Le lendemain, petit tour des monastères du coin à vélo avec deux cousins belges croisés à l’hôtel avant le retour en bus de nuit vers Yangon. Petite partie de foot local avec les jeunes moines, thé offert par la maison qui nous invite à assister au traditionnel repas des moines. Un petit tour au vignoble voisin pour goûter le chardonnay local pâle copie de notre référence bourguignonne et nous voici en route vers la capitale pour nos derniers jours birmans.
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Myanmar #3 – Namshan et le retour du trek hors des sentiers battus

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Après Mandalay, il est temps pour nous de retourner faire un petit trekking à la découverte des villages Birmans. Nos fidèles compagnons de rando (les Bocos) croisés à Bagan nous ont prévenus : Hsipaw, annoncée comme l’étape trek-aventure du coin est désormais très courue. Il faut essayer de monter jusqu’à Namshan. On suit le conseil histoire de retrouver l’ambiance des homestays népalaises.
Le périple commence par 11h de train sur une banquette en bois en classe ordinaire histoire de côtoyer des birmans, des salades et des carottes plutôt que des touristes. Départ 4h du matin de Mandalay et on arrive dans l’après midi à Hsipaw non sans avoir traversé des kilomètres de campagne, fait des haltes sympas dans pas mal de gares et emprunté un pont assez instable.

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Une fois à Hsipaw, on tente de trouver un guide pour nous emmener faire 3 jours de trek dans des villages isolés. On nous renvoie vers la guest house d’un certain Mr Charles qui semble avoir un monopole assez peu clean du trekking dans les environs. La majorité des gens optent pour un ou deux jours ce qui nous laisse seul sur notre option et on sent bien que le mec est pas super motivé pour s’occuper de nous. On décide de monter à Namshan, à 5h de pick up (et 80kms) pour ensuite redescendre à pied vers Hsipaw avec un guide local qui nous attendra là haut.
Le lendemain, le pick up plein nous attend avec deux microplaces. Ça s’annonce long vu que je ne rentre pas ni la tête, ni les genoux. En plus ça risque de faire empirer ma tête qui penche ces conneries…

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Ça démarre par un peu de route, puis une pause avant d’aborder le gros morceau de piste. Là, un mec parle anglais et du coup on discute un peu, tout content de lui annoncer qu’on va redescendre à pied. Mais à sa tête, on comprend que ça n’a pas l’air si cool que ça. Puis on comprend un peu mieux pourquoi quand il mime des coups de feux et nous parle de combats et de militaires. Étonnant, on ne nous a rien dit en bas. Bon il tente de nous rassurer en nous disant que autour de Namshan c’est bon, mais on est un peu inquiet. Ça devient une habitude de nos veilles de départs en trek. Une fois de plus on se dit qu’au point où on en est, pas d’autres choix que de monter jusqu’au village.
Et quelques kilomètres plus loin, effectivement on croise deux militaires armés, puis quatre dans une cahutte, puis deux camions arrêtés… Au top, on s’imagine moyennement randonner en pleine guerre civile.
Trois heures plus tard on arrive à l’unique guest house du village et notre guide nous y rejoint. Après Kumar, voici Maung Maung (Momo) qui a l’air bien sympa. Par contre lui aussi attaque fort son premier brieffing : « vous voulez descendre à Hsipaw? C’est possible mais c’est illégal. Interdit par le (fort sympathique) gouvernement. Mais pas de risques, je vous y emmène ». On essaye d’en savoir un peu plus, et effectivement, y a bien une mini guerre civile 30 bornes plus bas entre des tribus Shan qui n’ont à priori pas eu le droit à la même autonomie que les autres et l’armée birmane.
On explique à Momo qu’on n’a pas forcément envie de croiser des types armés jusqu’aux dents encore moins si c’est officiellement interdit. Mais il insiste, à chaque fois avec une petite anecdote qui ravie Caro : « mais une fois avec une cliente j’ai croisé les Shan et l’armée à un jour d’intervalle, et ils m’ont rien dit ». Si seulement on était resté sur l’option visite de la plantation de thé + tour en bateau, on n’en serait pas là.
Finalement on se décide pour la solution sage même si elle sera probablement moins croustillante pour le blog : trois jours et deux nuits dans les villages autour de Namshan et redescente en pick up le quatrième jour (j’ai tellement aimé là montée…). En plus Momo nous explique que ça l’arrange bien car ça lui évite de se faire racketter au passage à Hsipaw par le fameux Mr Charles. Départ prévu pour le lendemain, en attendant il nous fait faire un tour dans le village avec une portion détruite totalement par un incendie quelques jours plus tôt (60 maisons).

Départ du trek, sur des pistes assez larges et sous les nuages. On a marché tout juste une heure qu’on fait déjà notre première pause thé dans un village. Une vieille dame qui rigole tout le temps nous accueille et sa fille qui est en train de découper du tissus nous sort un costume traditionnel.

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Ensuite on continue de village en village et de pause thé en pause thé. On pose pas mal de questions à notre guide sur la société birmane et les différentes ethnies, c’est super instructif même si on le trouve un peu trop négatif parfois vis à vis de ses compatriotes.

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Le soir on rejoint la maison qui nous accueille. On visite la fabrique de thé du village et on fait la connaissance des gamins du village. Douche à la rivière puis repas végétarien gargantuesque avant la soirée tv. Les birmans regardent un film américain qui saute toutes les 10 minutes car le courant fourni par la rivière n’est pas suffisamment important. Un à un les voisins se pointent, s’assoient sans rien dire, mate 10 minutes puis repartent comme ils sont arrivés. Assez irréel et difficilement transposable chez nous.

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Le lendemain, de nouveau du tea trekking : 45 minutes de marche, 45 minutes de thé et notre camelbak qui ne désemplit pas.
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Le midi on se fait inviter chez des locaux qui nous chopent alors qu’on passe dans leur village. Cueillette des légumes directement dans le potager pour le repas.
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Le soir, nous sommes de nouveau hébergés dans une famille bien sympa et qui cette fois ci ne nous laisse pas manger seuls. Du coup c’est beaucoup plus convivial. Trois générations sont présentes : les grands parents, une des filles et une petite fille qui est élevée par ses grands parents qu’on accueille au retour de l’école. La nourriture est excellente et comme chaque fois ils nous resservent jusqu’à ce qu’on soit complètement à l’agonie.
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Le troisième jour, retour vers Namshan avec une étape un peu plus longue. Ça attaque sous le soleil puis se met sérieusement à pleuvoir au moment même où on s’arrête pour la noodle soupe du midi. Du coup on laisse passer l’orage et on termine la remontée jusqu’au village. À noter, la citation du jour de l’ami Momo, de 6 ans plus âgé que sa femme : « old horses like new grass ». On a apprécié en connaisseur…
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Le soir on passe encore un très bon moment chez notre guide qui nous a invité à manger.
Encore un trek hors des sentiers battus bien réussi grâce à un guide attachant et des villages encore bien préservés.
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Myanmar #2 – Mandalay

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Après avoir quitté les Bocos, on prend la direction de Mandalay, ancienne capitale de la Birmanie.

Une première journée passée à visiter la ville en vélo histoire de pas perdre la forme après Bagan. On tombe sur un petit chemin de halage digne des voies vertes bourguignonnes qui nous permet de rejoindre deux des principaux monuments du sud de la ville : un monastère et un Bouddha un peu boursouflé à force de se voir coller des feuilles d’or par les fidèles.
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En chemin, tous les enfants qu’on croise se précipitent vers nous avec un grand sourire en criant « hello » et en tendant même parfois la main pour qu’on tape dedans. À priori la voie verte birmane ne doit pas voir beaucoup de touristes, c’est rafraichissant après les jeunes vendeurs de cartes postales trilingues de Bagan (« where you from? France? 3 pour 1000 c’est pas Cher!)f
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Dans l’aprem, on tente de résister à la chaleur accablante (dans les 40 degrés) avec un tour au palais royal, un poil trop militarisé à notre gout mais c’est intéressant de voir à quoi ça pouvait ressembler car c’est bien différent de ce qu’on voit par chez nous. J’utilise le passé parce que l’utilisation  du bois comme matériau de construction n’est pas vraiment synonyme de longévité (feu, séisme) et du coup on trouve pas mal de monuments qui ne sont que des reconstitutions.
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On termine notre journée marathon par les 260m de dénivelé de marches vers la colline de Mandalay à voir au coucher de soleil. Clem et Agnès nous avaient prévenus, ici y a toujours un truc qu’il faut à tout prix voir au lever ou au coucher du soleil et où du coup on retrouve mille touristes. Là dans la montée on croise pas grand monde donc on est un peu surpris. On se rend compte en haut qu’en plus de venir en bus quasiment jusqu’au sommet, le touriste moyen termine l’ascension par 3 escalators… Et pendant ce temps là, ben nous on transpire.
Le retour en vélo jusqu’à l’hôtel de nuit à la frontale s’avère un peu sportif vu l’éclairage faible à inexistant des rues.
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Deuxième journée consacrée aux villes anciennes des alentours de Mandalay. On demande à l’hôtel de nous réserver un taxi. On la joue fine pour éviter l’affluence du coucher de soleil en tentant le levé. Départ 5h du matin, notre chauffeur Chan Chan (probablement un cousin éloigné) est à l’heure par contre on est un peu surpris par le taxi. On n’avait pas commandé le cabriolet. Caro est ravie, ça lui rappelle un peu la Méhari de son enfance, par contre moi et mon double mètre un peu moins. Bon, pas le temps de discuter, on file, comme ça au moins on aura pas trop chaud.
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Premier arrêt, le pont d’U bein, pont en teck d’1,3kms emprunté par les piétons qui traversent le lac à cet endroit pour venir prier principalement. On y trouve donc pas mal de moines. Un levé de soleil de fou il faut bien le dire. Au bout d’un moment on aperçoit une meute de bateaux lancés les uns à la suite des autres à pagayer comme des fous furieux. Ça ressemble à une course mais en même temps c’est pas trop le style de la maison d’organiser un raid multisport. Ben en fait c’est juste les pêcheurs qui se tirent la bourre à l’aube pour choper le meilleur emplacement et y déposer leur filet.
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Le temps de réveiller notre ami Chan Chan et on file vers la deuxième destination : la colline de Sagaing. Un peu le même principe qu’hier en moins chaud, des marches et des marches qui mènent à plusieurs payas et monastères. On en profite pour faire le petit déjeuner au sommet.
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Dernière étape avant la sieste : Inwa, une ancienne capitale qui se visite en caleche. Les monuments ne sont pas exceptionnels mais l’ambiance moyen âge est marrante.
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Bon, comme on a eu notre dose de temples et de pagodes, on retourne un peu marcher dans les campagnes dès demain.

Breaking News : on interrompt les programmes car c’est important (non, Caro n’est pas enceinte). Comme certains s’inquiètent pour ma santé (bizarrement surtout la team des pivots retraités du basket en léger surpoids) avec ce voyage et me prédisent le pire concernant ma courbe de poids, j’ai effectué un check up à mi-parcours sur une balance birmane : 180lb… On a du attendre le spot wifi suivant pour avoir le verdict :81,6kgs, parfaitement en ligne pour terminer au dessus des 80. Tout va bien 🙂
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News

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Juste pour dire que tout va bien. On a un peu de mal à poster quoique ce soit de Birmanie (certainement le gouvernement birman qui prend un peu plus de temps que prévu à la relecture). Le modem 56k ne nous aide pas beaucoup…
On a senti la terre trembler il y a quelques minutes alors qu’on est à 300 bornes du lieu du séisme annoncé dans les médias (à 118km au Nord de Mandalay)

Ne désespérez pas, dans 4 jours on est en Thaïlande et on vous enverra un peu de lecture.

La bise à tous.

Myanmar #1 – le tour de Bagan

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Après une première journée à Yangon dont on ne retiendra que l’écart de température avec le Népal (un bon +15degrés), on file retrouver Clément et Agnès aka les Bocos du côté de Bagan. Vous savez Clément c’est le témoin qui a fait une blague sur la Birmanie dans son discours. Sur le coup personne n’a vraiment compris mais vous avez quand même souri par politesse histoire de ne pas le vexer. Ben en fait ce n’était pas une blague, il était bien là avec Agnès sa petite amie (ils vivent dans le péché…) à 5h du matin pour nous prêter un lit à l’arrivée du bus de nuit et partager quelques jours au bout du monde. Ça fait plaisir de revoir des têtes connues après 1 mois de voyage.

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Un petit-déjeuner plus tard et nous voici partis pour trois jours de contre la montre par équipe entre les différents temples de Bagan. Point commun à tous les concurrents : un vélo trop petit. Je m’en tire plutôt bien à côté des 3 autres. À noter que ce tour cycliste est un peu un voyage initiatique pour Clément apprenti cycliste de 29ans. L’occasion ou jamais de faire taire les quolibets. Je suis témoin, il maîtrise désormais l’art du deux roues. Bon il a encore quelques difficultés à lâcher le guidon pour saluer les locaux et sert encore un poil fort les poignées ce qui lui valut quelques courbatures aux mains qui l’empêchèrent deux soirs de suite de bien figurer au uno (et d’écrire ses cartes postales).

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Bon, revenons à nos temples. On se laisse guider par les Bocos et leur carte ce qui est bien agréable. On paye un pass à l’hôtel et derrière c’est open temple, tu vas où tu veux quand tu veux. Du coup ça laisse une bonne liberté et on est souvent seul sur des chemins au milieu de dizaines de temples de toutes tailles. Le summum de la journée étant le coucher de soleil où le but est de trouver un petit promontoire histoire de dominer la plaine. Par contre on n’est pas tout seul, mais ça vaut quand même le détour. On tentera même le lever de soleil histoire de fuire la foule en vain : les photographes sont des lève-tôt.

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Côté rencontre, un moment sympa dans un restau de rue avec un guide local en vacances avec sa fille, qui était venu deux fois en France pour des expos de peintures birmanes. Il garde un souvenir impérissable de la tour Eiffel et… du moulin rouge. La classe… Également pas mal de moines avec des rayban qui veulent poser avec nous pour une photo souvenir « on a croisé des géants ».
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