Archives de Catégorie: Laos

Bilan Laos

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Et voici l’heure du bilan Laos après une vingtaine de jours passés dans le pays.
Bon, pour la partie trivial pursuit, pas évident une nouvelle fois de retracer l’histoire du Laos tant celle-ci semble compliquée. On n’a pas vraiment croisé de gens comme au Népal ou en Birmanie pour nous parler de leurs pays, leur difficultés ou leurs espoirs. C’est dommage mais la barrière de la langue a souvent empêché ce type de dialogue qu’on avait tant appréciés dans les pays précédents.
Comme dans beaucoup de pays au niveau de vie très bas, la situation politique est longtemps restée très instable (reste à savoir qui est la poule/l’oeuf). Comme en plus le Laos s’est souvent retrouvé en mode victime colaterale des conflits voisins (khmer-Thaï, guerre du Vietnam), le pays a eu du mal à se développer. La période de la guerre du Vietnam a notamment vu le pays se faire énormément bombarder par l’armée américaine car le nord et l’est étaient sous l’emprise d’une guérilla communiste.
Aujourd’hui encore, le Laos vit avec un parti unique (communiste) et l’opposition n’a pas son mot à dire.

Côté nourriture, mauvaise note pour le Laos puisque pour la première fois du voyage nous avons eu plusieurs fois du mal à finir nos plats. Les spécialités locales ne nous ont pas emballées, aucune bonne surprise du côté des desserts, une grosse déception. On n’a pas croisé de balance depuis mais la courbe de poids a encore dût prendre une claque car les portions locales étaient pas très copieuses. Une seule bonne note, le sticky rice ou riz gluant, cuit dans un petit panier, roulé dans la main (ou sous les aisselles) sous forme de boulettes et qui se mange un peu comme du pain avec les viandes en sauce. Bien insuffisant 😦

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Pour résumer notre point de vue, on a passé 20 jours agréables sans que ce soit vraiment mémorable. Le Laos est un pays où on se sent bien mais ni les paysages, ni la population ne nous auront marqués autant que dans les pays précédents. C’est une petite déception. On retient quand même quelques bons points, surtout dans le sud du pays avec les 4000 îles et Luang Prabang est une ville très agréable.

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Laos #3 – Le Sud : moto, rodéo et…un peu de repos

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Après notre deuxième bus de nuit, nous voici à Paksé dans le sud du pays (700 bornes de Vientiane). On décide de partir directement se faire un petit road trip en mobylette sur le plateau des bolovens. Apprentissage express du fonctionnement de la mob semi-auto puisqu’ il n’y a que ça en stock, choix de la couleur du casque (ou pas…) et c’est parti pour trois jours.

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La première étape nous mène jusqu’aux chutes de Tad lo et un petit bungalow au bord de la rivière. L’hôtel possède trois éléphants domestiqués pour emmener les touristes en ballade et du coup on peut les approcher et même les voir prendre leur petit bain du soir. Par contre pas possible de les accompagner, activité recherchée depuis Luang Prabang et remise à plus tard du coup. Le coin est très calme…en dehors du bruit assourdissant des chutes d’eau qui va bercer notre sommeil.

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La deuxième étape nous ramène vers Paksé par une autre route sur laquelle on trouve également plusieurs chutes d’eau sympas mais qui ne permettent pas la baignade comme celles de Luang Prabang. On visite également en chemin le village d’une tribu un peu spéciale. Ils ont la particularité de construire leur propre cercueil de leur vivant et de les conserver ensuite en dessous leur maison sur pilotis. Apparemment cela leur permettrait de chasser les mauvais esprits. Bon à part ça, la polygamie est de rigueur et le guide nous a montré une maison pas plus grande que ça où vivaient 72 personnes (dont un mec et ses cinq femmes). On a aussi vu des mômes de 5-6 ans fumer la pipe. D’ici à dire qu’ils sont cinglés…
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La dernière étape nous emmène en mode Paris-Dakar (« une étape exceptionnelle » aurait dit Gérard Holtz) via des kilomètres de piste ocre aux villages de Ban Khiet Ngong et Ban Phapo. Le routard nous annonçait une vingtaine d’éléphants domestiqués. On imaginait en croiser à chaque coin de rue. C’est vrai que notre guide date un peu mais y a du y avoir une sacrée épidémie quand même car on en a vu que 3 et en cherchant bien.
On a quand même bien profité de ces petits villages isolés et on a surtout enfin pu faire le fameux bain des éléphants. Le type a bien essayé de nous vendre la balade complète, mais nous on voulait juste la baignade. Et effectivement après 2 minutes bien bancale sur le dos de la bestiole, on était content de pas avoir pris l’option deux heures. Du coup on rejoint directement la rivière aux eaux claires comme un bon bain de boue. Le mec crie des trucs et l’éléphant exécute des cabrioles en avant, en arrière… un petit rodéo qui nous oblige à bien nous accrocher si on veut pas se retrouver à l’eau. Tout le monde à l’air de s’éclater : nous, le guide et surtout l’éléphant. Un super moment.
Retour plus calme à travers la prairie même si l’éléphant attrape tout ce qui lui tombe sous la…trompe pour le bouffer. La petite guest house du village va notamment devoir replanter son bananier…
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Nuit en homestay une nouvelle fois un peu décevante tant dans l’échange que dans la bouffe puisque le menu ressemblait vraiment au régime post-tourista.
Retour à Paksé pour prendre un bus local vers les 4000 îles.
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Mais qu’est-ce donc que les 4000 îles dans un pays qui n’a pas d’accès à la mer. C’est tout simplement le Mékong, que l’on suit en pointillé depuis la frontière avec la Thaïlande, qui s’élargit (jusqu’à 14kms en saison des pluies) juste avant la frontière cambodgienne et crée ainsi une multitude de petits îlots. On se croirait en pleine mer tant le nombre de ramifications est important.
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On trouve également plusieurs chute d’eau au débit impressionnant qui génère cet élargissement.

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Du coup qui dit îles, dit honeymoon… on a donc claqué le petit bungalow classe du coin : une maison flottante avec terrasse au ras du fleuve. Trois jours de repos entrecoupés de quelques escapades à vélo vers les chutes d’eau et les villages de Don Khone, l’île que nous avons choisie.
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On s’organise également une petite excursion en bateau pour apercevoir les dauphins de l’irrawady qui portent le nom d’un fleuve birman (n’est ce pas maître capello). Espèce en voie de disparition et lointain cousin de flipper le dauphin tout excité qui saute partout, celui là est un dauphin d’eau douce qui nous la jouent ras de la surface. On en verra pas mal sortir plus ou moins loin du bateau.
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Et voilà, fin du séjour au Laos sur deux belles étapes. On passe la frontière vers le Cambodge demain pour une remontée express vers Angkor.

Laos #2 – le Laos citadin

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Après notre séjour dans le nord, nous voici dans le centre du pays avec deux escales seulement (impasse sur Vang Vieng) à Luang Prabang et Vientiane, les deux principales villes du pays séparées par une nuit de bus.

Luang Prabang pour commencer, la petite ville de province bien agréable. Un peu le Chiang Mai du Laos avec ses nombreux temples, son atmosphère paisible et…ses boulangeries en héritage d’une période de protectorat français (plus d’infos dans le bilan trivial :-)).
Le temps de se trouver une petite guest house et nous voici déjà en route pour le point culminant de la ville, le mont phousi (moyen mémotechnique : phousi au milieu de la ville ça fera un point de vue pour les touristes). On l’a appris au Myanmar, tout point culminant se déguste…au coucher du soleil. Bon je crois que l’info à filtrer dans les guidés de voyage chinois et coréen puisque force est de constater que l’ami Phousi jouait à guichet fermé ce soir là.
Le lendemain, location de vélos trop petits et tour dans la vieille ville en commençant par un petit dej dans une boulangerie pour expats. Ensuite on pédale de temple en temple et le long du Mekong.
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Le soir, petite pierrade locale entourés de laotiens et d’un français qui court encore plus vite que nous : Laos/Thaïlande/Cambodge/Vietnam en 5 semaines. On se demande pourquoi il n’en a pas profité pour faire un saut en Chine.
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Troisième jour dans le coin et location d’une mob pour visiter les alentours de LP (petit nom de Luang Prabang dans le microcosme des backpackers, à prononcer en anglais sinon ça sonne comme un parti politique). Avant cela, on va faire un tour dans le centre ville pour voir les offrandes des habitants pour les moines au lever du soleil.
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Ensuite, destination les chutes d’eau de Kuangsi (c’est bon maître Capello, c’est comme ça?). On nous avait dit que c’était sympa mais on ne s’attendait pas à apprécier autant. Une eau digne des plus belles plages de Thaïlande, une cascade principale haute comme la fraîche (référence internationale pralognanaise) et même une petite liane pour faire des acrobaties. Un très bon moment. On retrouve même la team jeux sans frontières avec nos potes allemands et italiens qu’on retrouve par hasard sur place. Retour en ville après un repas au bord du Mekong et bus de nuit pour Vientiane.
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Deuxième ville du city-tour, Vientiane, capitale du pays. La barre a été mise haute par LP et malheureusement Vientiane ne rivalisera pas. Arrivée donc au petit matin après la nuit en sleeping bus. Un bus de nuit où on dort, jusque là rien de bien nouveau. Sauf que là on dort dans un lit… Le sleeping bus est un bus à deux étages qui ressemble à un dortoir de refuge (ronflements et odeurs inclus). Là où chez nous on impose la ceinture de sécurité, bah ici on voyage couché. Faut juste pas trop réfléchir aux conséquences d’un tonneau et ça se passe plutôt pas mal.
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Donc revenons à nos moutons, premier jour à la capitale et location de vélos pour faire… la tournée des temples. Une des dernières et pas la meilleure. La copie des champs Élysées avec son arc de triomphe version château fort ressemble un peu trop à l’originale et du coup en vélo c’est pas top. On se console avec les jus de fruits frais et les petites cantines plutôt bonnes.

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Le deuxième jour, on se rend en bus vers un petit parc bien original le long du Mekong. Un artiste fortuné a construit des statues avec pour but de réconcilier hindouisme et bouddhisme. On y croise deux laotiens avec qui on discute un moment. Un jeune moine qui vient de rentrer au monastère pour faire ses études et une moins jeune femme qui vit au Canada après avoir émigrer pendant là guerre du Vietnam. Elle nous raconte son départ qui s’est fait dans des conditions hallucinantes par là montagne en tentant d’éviter les mines placées par son propre gouvernement. Ça nous éclaire un peu sur cette période et nous donne envie d’en savoir un peu plus sur cette guerre secrète.
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Retour sur Vientiane et nouveau sleeping bus direction le sud du pays avant un court passage au Cambodge et puis il sera bien temps de rentrer, les infos de France font état de conditions de neige exceptionnelles…

Laos #1 – Le Nord au fil de l’eau

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Après le passage de la frontière en barque, nous voici au Laos, quatrième pays du périple géant. À notre arrivée à Houesai, ville frontière, on prend l’option nord afin d’aller voir un peu les montagnes plutôt que de descendre directement le Mékong vers Luang Prabang.
Nous voici donc à Luang Namtha, petite ville pas super sexy, mais point de départ de nombreuses activités natures (trek, vtt…) et entourées de villages peuplés de minorités ethniques.

On loue des vélos pour faire la tournée des villages du coin. Sympa mais pas évident de communiquer avec ces habitants en costume traditionnel, surtout une fois qu’on a paumé la carte en chemin… Personne ne parle anglais, et on ne maîtrise pas bien le langage des signes. On s’est tout de même fait inviter à boire un canon en fin d’aprem par des jeunes de 15 ans bourrés avec un mélange de fanta fraise et de lao lao (alcool de riz local). Sympa mais on n’a pas réussi à savoir ce qu’ils célébraient.
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Ensuite, on innove avec une découverte des environs en….canoé. Deux jours sur la rivière avec nuit dans un petit village kamou. On s’est bien régalé tout seul sur cette rivière au milieu de la jungle (et de la route en construction aussi…).
L’excursion commence par un tour au marché pour acheter les vivres. Le guide nous demande si on est végétarien. On répond que non et du coup il achète de la viande pour le soir, un peu de chair et pas mal de dents… On se regarde avec Caro et on se dit qu’on aurait peut être du parier sur les légumes vu que tout ça va passer la journée en plein soleil sur le canoé.
Ensuite on file vers la rivière en tuk-tuk. L’histoire retient que l’équipage a fini à l’eau dès le premier rapide du parcours. Heureusement on avait eu l’heureuse initiative de laisser nos affaires dans le bateau du guide. Le temps de rattraper ma tatanne et de remonter dans le bateau et nous voici repartis, la confiance au plus bas devant un guide mort de rire. On lui demande s’il en reste beaucoup comme ça, apparemment oui. On s’est un peu inquiétés quand à la pause repas, le guide a commencé à attacher nos sacs sur son canoé. Cela promettait quelques secousses. Mais petit à petit on s’en est mieux sorti et on a même fini par aimer ça.
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Arrivés au village qui borde la rivière, les enfants du coin débarquent en courant, se déshabillent et sautent dans tous les sens dans la rivière et sur les canoés. Bel accueil. Ensuite on passe la soirée dans une maison finalement un peu à l’écart du village (dommage) et sans véritable interaction avec une famille comme on avait pu le voir précédemment. On se ballade tout de même un peu dans le village et on croise des gens bien souriants.
Le lendemain, petite journée de canoé puis repas dans un autre village et retour vers Luang Namtha. Une belle excursion originale qui nous a donné le goût du canoé.

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On rejoint ensuite en bus Muang Khua, ville située sur la Nam Ou, un affluent du Mékong. Trajet un peu épique dans un bus taille XS et avec des locaux qui vomissent les uns après les autres. Le chauffeur s’arrête deux fois en pleine route pour sa pause pipi et pour nous rassurer, on croise en 3h de trajet un camion accidenté et un autre sur le flanc avec son chargement sur la route. Bon pour le mental tout ça…
Le but de cette escale est en fait de prendre un bateau et se rendre à Muang Ngoï, ville isolée sur la rivière. Malheureusement le temps est un peu maussade et les paysages en chemin en pâtissent un peu.
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Sur place, petit bungalow en bord de rivière avec hamacs et excursion à pied vers un village reculé. Ballade effectuée avec une belle équipe européenne croisée sur le bateau : 2 allemands, 2 italiens et un belge, tous voyageurs au long cours. On reprend du poil de la bête avec ce petit village très calme. Ça nous fait du bien également de croiser un peu du monde après deux mois un peu dans notre coin.
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