Archives Mensuelles: décembre 2012

Cambodge #2 – Phnom Penh et Battambang

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Le sprint final est lancé, nous voici donc au Cambodge pour les dix derniers jours du voyage. Comme le temps nous est compté, on a sélectionné trois étapes, les deux plus grandes villes du pays et les temples d’Angkor.

On commence par une journée dans la capitale où on retient principalement la visite des camps de torture des khmers rouges où un guide nous retrace l’histoire du pays pendant ces années noires. C’est pas très joyeux mais vraiment intéressant et nous permet dès notre arrivée de mieux comprendre le pays. Le musée est en fait un ancien lycée qui avait été récupéré par les khmers rouges pour torturer ceux qu’ils considéraient comme leurs opposants (c’est-à-dire à peu près tout le monde). Photos, instruments, tombes des dernières victimes retrouvées le jour de la libération et même deux survivants (sur 8 seulement à l’époque) qui dédicacent leurs bouquins dans la cour.

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Ensuite on visite le palais royal, enfin une partie seulement puisque celui-ci est fermé à cause du décès du roi il y a deux mois. Beaucoup de cambodgiens viennent se recueillir devant le palais où est suspendu un poster géant. Des gens vendent des photos du roi un peu partout, l’ambiance est assez spéciale. Les funérailles auront lieu dans trois mois et un chantier immense était en cours juste à côté du palais pour accueillir la dépouille du roi.

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Ensuite départ pour Battambang avec un bus annoncé à 4h dans le guide, 6h au départ et qui finalement en met pas loin de 7. On regrette un peu les bus de nuit birmans qui terminaient toujours avec deux heures d’avance et qui nous faisaient économiser pas mal de temps. À l’arrivée, quand t’es bien usé par ton trajet, les chauffeurs de tuk tuk les plus lourds du sud-est asiatique viennent en rajouter une couche en te harcelant pendant un quart d’heure pour t’emmener dans ton hôtel que tu connais pas encore puisque tu n’as rien réservé.
On se réserve une petite journée dans la campagne autour de Battambang en tuk tuk avec Tong, un supporter du psg qui a l’air bien sympa (même si je doute un peu de son amour pour ce club à l’époque où il terminait 15ème tous les ans). Le lendemain, pas de Tong à l’horizon (ne jamais faire confiance à un supporter parisien!) et c’est Ting le père de Tong qui se pointe puisque Tong est à l’école (genre il le savait pas la veille…). Et finalement je pense qu’on y gagne au change (en dehors des considérations footbalistiques) car l’ami Ting a la cinquantaine et du coup fait partie des gens qui ont vécu la période des khmers rouges.

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On passe une super journée à 15 à l’heure sur les petites pistes de campagne avec notre chauffeur qui s’arrête un peu partout pour nous raconter des anecdotes : le no2 khmer rouge qui a habité dans son village pendant des années avant d’être enfin jugé, les rizières qui ont remplacé les forêts et Ting faisait partie des bûcherons forcés, l’école transformée en pseudo hôpital où il a perdu parents et frères et soeurs… C’est pas drôle mais ça montre à quel point tout le monde à été touché et la population décimée. Entre deux anecdotes historiques, on visite deux temples et des grottes qui étaient utilisées pour tuer les opposants au régime.
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Le lendemain, on prend le bateau pour rejoindre Siem Reap. 9h de trajet sur un bateau surchargé (une quinzaine de personnes forcées de voyager sur le toit en plein soleil). Une rivière tout d’abord avec des villages flottants ou sur pilotis de part et d’autres puis la traversée de l’immense lac du Tonle Sap.
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Cambodge #1 – Vive le douanier Rousseau

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Toute visite au Cambodge commence forcément par le passage de la douane. Je sais pas comment c’est dans les aéroports mais les frontières terrestres ont plutôt mauvaise réputation… On a pu vérifier ça par nous même.
Ça commence donc au départ des 4000 îles (Laos) où il est très compliqué de connaître le prix du visa, la fourchette partant de 21 pour aller jusqu’à 30 dollars pour la version all inclusive proposée par le chauffeur du bus qui s’occupe de tout (le prix normal étant de 20$). On décline bien entendu histoire de voir ce qu’il en est.
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On attaque par le poste frontière de sortie du Laos où petite surprise, le douanier laotien se dit que ce n’est quand même pas juste de voir son pote cambodgien repartir tous les jours avec une valise de billets et du coup réclame 2$ (gagne petit…) pour le tampon de sortie. Des français devant nous, décidés à ne rien lâcher côté bakchiche font plier le gars et du coup on s’engouffre en faisant les mecs qui comprennent pas. Pas si compliqué que ça, première étape franchie.
La deuxième étape ressemble un peu plus à un col hors catégorie avec le douanier cambodgien, (cor)rompu aux ficelles du métier depuis un moment. On nous demande d’abord d’aller faire un tour au service médical, une espèce de tente avec deux filles déguisées en infirmière et une zone de quarantaine. Comme on sait que c’est un attrape couillon et qu’on l’est pas complètement (couillon) on tente d’esquiver en se dirigeant vers le visa sous les menaces du douanier « no doctor – no stamp ».

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Bon, on arrive au visa et là ça se gâte un peu. Le gars nous demande 25$ (20 pour le visa et 5 pour le tampon (= la caisse commune)). On pose les passeports et 20 dollars. Le gars s’énerve (les français d’avant l’avaient un peu chauffé) nous braille dessus et nous dit de nous assoir pour laisser passer les gens. On le laisse se calmer en faisant passer les gens disposés à les entretenir puis il ne reste plus que les récalcitrants et là ça devient rigolo. Il continue de s’énerver et coup de théâtre les 3 douaniers commencent à se déshabiller, ils quittent leurs belles chemises de militaires pour enfiler un vieux marcel bien sale….et ferment le poste sous nos yeux. Là on s’inquiète un peu car on a un bus qui nous attend et ils sont tellement bons acteurs qu’on ne les sent pas décidés à revenir. Le coup de bluff est payant, on ne résiste pas à la feinte de la fermeture, on paye et monte dans le bus.

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La suite du trajet est un calvaire, il fait 40 degrés dans le bus, la clim ne marche pas et crache en alternance la poussière de l’extérieur et de l’eau à la couleur douteuse. Un plaisir. Douze heures plus tard et avec deux heures de retard, nous voici à Pnomh Penh, bien au bout du rouleau.

Le trombino-chauve

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Une mission m’a été confiée par un généreux donateur via la petite boite du mariage : photographier un chauve dans chaque pays où nous passons. J’ouvre donc la rubrique avec la calvitie népalaise.

Le combo chauve moustachu népalais

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Bonus track : le chauve bouddhiste

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le chauve birman
Difficile de scorer dans ses pays où les gens ne perdent pas leurs cheveux. Du coup je vais jouer là facilité avec une solution qui m’a été soufflée. Effectivement là personne là plus chauve trouvée sur nos photos du Myanmar reste le Clem, il faut bien se rendre à l’évidence d’autant que je ne pouvais pas ressortir les moines bouddhistes.
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Exclu live – Thaïlande : ce n’est pas un local, mais on trouvait qu’il ressemblait fortement à un dégarni lyonnais. Vous voyez de qui je veux parler?
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Et voici le chauve laotien croisé en pleine campagne
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Bilan Laos

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Et voici l’heure du bilan Laos après une vingtaine de jours passés dans le pays.
Bon, pour la partie trivial pursuit, pas évident une nouvelle fois de retracer l’histoire du Laos tant celle-ci semble compliquée. On n’a pas vraiment croisé de gens comme au Népal ou en Birmanie pour nous parler de leurs pays, leur difficultés ou leurs espoirs. C’est dommage mais la barrière de la langue a souvent empêché ce type de dialogue qu’on avait tant appréciés dans les pays précédents.
Comme dans beaucoup de pays au niveau de vie très bas, la situation politique est longtemps restée très instable (reste à savoir qui est la poule/l’oeuf). Comme en plus le Laos s’est souvent retrouvé en mode victime colaterale des conflits voisins (khmer-Thaï, guerre du Vietnam), le pays a eu du mal à se développer. La période de la guerre du Vietnam a notamment vu le pays se faire énormément bombarder par l’armée américaine car le nord et l’est étaient sous l’emprise d’une guérilla communiste.
Aujourd’hui encore, le Laos vit avec un parti unique (communiste) et l’opposition n’a pas son mot à dire.

Côté nourriture, mauvaise note pour le Laos puisque pour la première fois du voyage nous avons eu plusieurs fois du mal à finir nos plats. Les spécialités locales ne nous ont pas emballées, aucune bonne surprise du côté des desserts, une grosse déception. On n’a pas croisé de balance depuis mais la courbe de poids a encore dût prendre une claque car les portions locales étaient pas très copieuses. Une seule bonne note, le sticky rice ou riz gluant, cuit dans un petit panier, roulé dans la main (ou sous les aisselles) sous forme de boulettes et qui se mange un peu comme du pain avec les viandes en sauce. Bien insuffisant 😦

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Pour résumer notre point de vue, on a passé 20 jours agréables sans que ce soit vraiment mémorable. Le Laos est un pays où on se sent bien mais ni les paysages, ni la population ne nous auront marqués autant que dans les pays précédents. C’est une petite déception. On retient quand même quelques bons points, surtout dans le sud du pays avec les 4000 îles et Luang Prabang est une ville très agréable.

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Laos #3 – Le Sud : moto, rodéo et…un peu de repos

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Après notre deuxième bus de nuit, nous voici à Paksé dans le sud du pays (700 bornes de Vientiane). On décide de partir directement se faire un petit road trip en mobylette sur le plateau des bolovens. Apprentissage express du fonctionnement de la mob semi-auto puisqu’ il n’y a que ça en stock, choix de la couleur du casque (ou pas…) et c’est parti pour trois jours.

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La première étape nous mène jusqu’aux chutes de Tad lo et un petit bungalow au bord de la rivière. L’hôtel possède trois éléphants domestiqués pour emmener les touristes en ballade et du coup on peut les approcher et même les voir prendre leur petit bain du soir. Par contre pas possible de les accompagner, activité recherchée depuis Luang Prabang et remise à plus tard du coup. Le coin est très calme…en dehors du bruit assourdissant des chutes d’eau qui va bercer notre sommeil.

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La deuxième étape nous ramène vers Paksé par une autre route sur laquelle on trouve également plusieurs chutes d’eau sympas mais qui ne permettent pas la baignade comme celles de Luang Prabang. On visite également en chemin le village d’une tribu un peu spéciale. Ils ont la particularité de construire leur propre cercueil de leur vivant et de les conserver ensuite en dessous leur maison sur pilotis. Apparemment cela leur permettrait de chasser les mauvais esprits. Bon à part ça, la polygamie est de rigueur et le guide nous a montré une maison pas plus grande que ça où vivaient 72 personnes (dont un mec et ses cinq femmes). On a aussi vu des mômes de 5-6 ans fumer la pipe. D’ici à dire qu’ils sont cinglés…
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La dernière étape nous emmène en mode Paris-Dakar (« une étape exceptionnelle » aurait dit Gérard Holtz) via des kilomètres de piste ocre aux villages de Ban Khiet Ngong et Ban Phapo. Le routard nous annonçait une vingtaine d’éléphants domestiqués. On imaginait en croiser à chaque coin de rue. C’est vrai que notre guide date un peu mais y a du y avoir une sacrée épidémie quand même car on en a vu que 3 et en cherchant bien.
On a quand même bien profité de ces petits villages isolés et on a surtout enfin pu faire le fameux bain des éléphants. Le type a bien essayé de nous vendre la balade complète, mais nous on voulait juste la baignade. Et effectivement après 2 minutes bien bancale sur le dos de la bestiole, on était content de pas avoir pris l’option deux heures. Du coup on rejoint directement la rivière aux eaux claires comme un bon bain de boue. Le mec crie des trucs et l’éléphant exécute des cabrioles en avant, en arrière… un petit rodéo qui nous oblige à bien nous accrocher si on veut pas se retrouver à l’eau. Tout le monde à l’air de s’éclater : nous, le guide et surtout l’éléphant. Un super moment.
Retour plus calme à travers la prairie même si l’éléphant attrape tout ce qui lui tombe sous la…trompe pour le bouffer. La petite guest house du village va notamment devoir replanter son bananier…
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Nuit en homestay une nouvelle fois un peu décevante tant dans l’échange que dans la bouffe puisque le menu ressemblait vraiment au régime post-tourista.
Retour à Paksé pour prendre un bus local vers les 4000 îles.
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Mais qu’est-ce donc que les 4000 îles dans un pays qui n’a pas d’accès à la mer. C’est tout simplement le Mékong, que l’on suit en pointillé depuis la frontière avec la Thaïlande, qui s’élargit (jusqu’à 14kms en saison des pluies) juste avant la frontière cambodgienne et crée ainsi une multitude de petits îlots. On se croirait en pleine mer tant le nombre de ramifications est important.
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On trouve également plusieurs chute d’eau au débit impressionnant qui génère cet élargissement.

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Du coup qui dit îles, dit honeymoon… on a donc claqué le petit bungalow classe du coin : une maison flottante avec terrasse au ras du fleuve. Trois jours de repos entrecoupés de quelques escapades à vélo vers les chutes d’eau et les villages de Don Khone, l’île que nous avons choisie.
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On s’organise également une petite excursion en bateau pour apercevoir les dauphins de l’irrawady qui portent le nom d’un fleuve birman (n’est ce pas maître capello). Espèce en voie de disparition et lointain cousin de flipper le dauphin tout excité qui saute partout, celui là est un dauphin d’eau douce qui nous la jouent ras de la surface. On en verra pas mal sortir plus ou moins loin du bateau.
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Et voilà, fin du séjour au Laos sur deux belles étapes. On passe la frontière vers le Cambodge demain pour une remontée express vers Angkor.

Laos #2 – le Laos citadin

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Après notre séjour dans le nord, nous voici dans le centre du pays avec deux escales seulement (impasse sur Vang Vieng) à Luang Prabang et Vientiane, les deux principales villes du pays séparées par une nuit de bus.

Luang Prabang pour commencer, la petite ville de province bien agréable. Un peu le Chiang Mai du Laos avec ses nombreux temples, son atmosphère paisible et…ses boulangeries en héritage d’une période de protectorat français (plus d’infos dans le bilan trivial :-)).
Le temps de se trouver une petite guest house et nous voici déjà en route pour le point culminant de la ville, le mont phousi (moyen mémotechnique : phousi au milieu de la ville ça fera un point de vue pour les touristes). On l’a appris au Myanmar, tout point culminant se déguste…au coucher du soleil. Bon je crois que l’info à filtrer dans les guidés de voyage chinois et coréen puisque force est de constater que l’ami Phousi jouait à guichet fermé ce soir là.
Le lendemain, location de vélos trop petits et tour dans la vieille ville en commençant par un petit dej dans une boulangerie pour expats. Ensuite on pédale de temple en temple et le long du Mekong.
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Le soir, petite pierrade locale entourés de laotiens et d’un français qui court encore plus vite que nous : Laos/Thaïlande/Cambodge/Vietnam en 5 semaines. On se demande pourquoi il n’en a pas profité pour faire un saut en Chine.
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Troisième jour dans le coin et location d’une mob pour visiter les alentours de LP (petit nom de Luang Prabang dans le microcosme des backpackers, à prononcer en anglais sinon ça sonne comme un parti politique). Avant cela, on va faire un tour dans le centre ville pour voir les offrandes des habitants pour les moines au lever du soleil.
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Ensuite, destination les chutes d’eau de Kuangsi (c’est bon maître Capello, c’est comme ça?). On nous avait dit que c’était sympa mais on ne s’attendait pas à apprécier autant. Une eau digne des plus belles plages de Thaïlande, une cascade principale haute comme la fraîche (référence internationale pralognanaise) et même une petite liane pour faire des acrobaties. Un très bon moment. On retrouve même la team jeux sans frontières avec nos potes allemands et italiens qu’on retrouve par hasard sur place. Retour en ville après un repas au bord du Mekong et bus de nuit pour Vientiane.
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Deuxième ville du city-tour, Vientiane, capitale du pays. La barre a été mise haute par LP et malheureusement Vientiane ne rivalisera pas. Arrivée donc au petit matin après la nuit en sleeping bus. Un bus de nuit où on dort, jusque là rien de bien nouveau. Sauf que là on dort dans un lit… Le sleeping bus est un bus à deux étages qui ressemble à un dortoir de refuge (ronflements et odeurs inclus). Là où chez nous on impose la ceinture de sécurité, bah ici on voyage couché. Faut juste pas trop réfléchir aux conséquences d’un tonneau et ça se passe plutôt pas mal.
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Donc revenons à nos moutons, premier jour à la capitale et location de vélos pour faire… la tournée des temples. Une des dernières et pas la meilleure. La copie des champs Élysées avec son arc de triomphe version château fort ressemble un peu trop à l’originale et du coup en vélo c’est pas top. On se console avec les jus de fruits frais et les petites cantines plutôt bonnes.

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Le deuxième jour, on se rend en bus vers un petit parc bien original le long du Mekong. Un artiste fortuné a construit des statues avec pour but de réconcilier hindouisme et bouddhisme. On y croise deux laotiens avec qui on discute un moment. Un jeune moine qui vient de rentrer au monastère pour faire ses études et une moins jeune femme qui vit au Canada après avoir émigrer pendant là guerre du Vietnam. Elle nous raconte son départ qui s’est fait dans des conditions hallucinantes par là montagne en tentant d’éviter les mines placées par son propre gouvernement. Ça nous éclaire un peu sur cette période et nous donne envie d’en savoir un peu plus sur cette guerre secrète.
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Retour sur Vientiane et nouveau sleeping bus direction le sud du pays avant un court passage au Cambodge et puis il sera bien temps de rentrer, les infos de France font état de conditions de neige exceptionnelles…

Laos #1 – Le Nord au fil de l’eau

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Après le passage de la frontière en barque, nous voici au Laos, quatrième pays du périple géant. À notre arrivée à Houesai, ville frontière, on prend l’option nord afin d’aller voir un peu les montagnes plutôt que de descendre directement le Mékong vers Luang Prabang.
Nous voici donc à Luang Namtha, petite ville pas super sexy, mais point de départ de nombreuses activités natures (trek, vtt…) et entourées de villages peuplés de minorités ethniques.

On loue des vélos pour faire la tournée des villages du coin. Sympa mais pas évident de communiquer avec ces habitants en costume traditionnel, surtout une fois qu’on a paumé la carte en chemin… Personne ne parle anglais, et on ne maîtrise pas bien le langage des signes. On s’est tout de même fait inviter à boire un canon en fin d’aprem par des jeunes de 15 ans bourrés avec un mélange de fanta fraise et de lao lao (alcool de riz local). Sympa mais on n’a pas réussi à savoir ce qu’ils célébraient.
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Ensuite, on innove avec une découverte des environs en….canoé. Deux jours sur la rivière avec nuit dans un petit village kamou. On s’est bien régalé tout seul sur cette rivière au milieu de la jungle (et de la route en construction aussi…).
L’excursion commence par un tour au marché pour acheter les vivres. Le guide nous demande si on est végétarien. On répond que non et du coup il achète de la viande pour le soir, un peu de chair et pas mal de dents… On se regarde avec Caro et on se dit qu’on aurait peut être du parier sur les légumes vu que tout ça va passer la journée en plein soleil sur le canoé.
Ensuite on file vers la rivière en tuk-tuk. L’histoire retient que l’équipage a fini à l’eau dès le premier rapide du parcours. Heureusement on avait eu l’heureuse initiative de laisser nos affaires dans le bateau du guide. Le temps de rattraper ma tatanne et de remonter dans le bateau et nous voici repartis, la confiance au plus bas devant un guide mort de rire. On lui demande s’il en reste beaucoup comme ça, apparemment oui. On s’est un peu inquiétés quand à la pause repas, le guide a commencé à attacher nos sacs sur son canoé. Cela promettait quelques secousses. Mais petit à petit on s’en est mieux sorti et on a même fini par aimer ça.
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Arrivés au village qui borde la rivière, les enfants du coin débarquent en courant, se déshabillent et sautent dans tous les sens dans la rivière et sur les canoés. Bel accueil. Ensuite on passe la soirée dans une maison finalement un peu à l’écart du village (dommage) et sans véritable interaction avec une famille comme on avait pu le voir précédemment. On se ballade tout de même un peu dans le village et on croise des gens bien souriants.
Le lendemain, petite journée de canoé puis repas dans un autre village et retour vers Luang Namtha. Une belle excursion originale qui nous a donné le goût du canoé.

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On rejoint ensuite en bus Muang Khua, ville située sur la Nam Ou, un affluent du Mékong. Trajet un peu épique dans un bus taille XS et avec des locaux qui vomissent les uns après les autres. Le chauffeur s’arrête deux fois en pleine route pour sa pause pipi et pour nous rassurer, on croise en 3h de trajet un camion accidenté et un autre sur le flanc avec son chargement sur la route. Bon pour le mental tout ça…
Le but de cette escale est en fait de prendre un bateau et se rendre à Muang Ngoï, ville isolée sur la rivière. Malheureusement le temps est un peu maussade et les paysages en chemin en pâtissent un peu.
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Sur place, petit bungalow en bord de rivière avec hamacs et excursion à pied vers un village reculé. Ballade effectuée avec une belle équipe européenne croisée sur le bateau : 2 allemands, 2 italiens et un belge, tous voyageurs au long cours. On reprend du poil de la bête avec ce petit village très calme. Ça nous fait du bien également de croiser un peu du monde après deux mois un peu dans notre coin.
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Bilan Thaïlande

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Les amateurs du bilan (un mélange de membres du fan club de Julien Lepers et de passionnés du trivial poursuit) vont être déçus, celui concluant la fin du séjour thaïlandais sera light. On n’a pas vraiment eu le temps de se plonger dans les coutumes et l’histoire du pays. On l’a vraiment (volontairement) survolé et les dix jours dans la partie plage au sud du pays ne permettent vraiment pas de comprendre la culture tant les locaux s’y font rares.
Du coup notre ressenti est assez mitigé après nos belles aventures Népalo-birmanes. La météo un peu capricieuse (fin de mousson?) et notre petite tourista bangkokienne n’ont pas aidé. On a quand même bien profité des plages pour se poser dans des hôtels sympas, fait quelques belles excursions (et quelques unes bien décevantes aussi) et participé à des festivités sympas à Chiang Mai.

Côté population, on a surtout vu des touristes qu’on pourrait classer en trois catégories bien distinctes :
– le couple d’âge moyen et sa grosse valise à roulette.
– le jeune tatoué se baladant torse nu une bière à la main dans les rues de Bangkok. S’il fait frais, il chausse en général un débardeur Bintang (bière balinaise)
– l’homme d’âge mûr, venu seul mais qui préfère voyager accompagné d’un guide local de sexe féminin et d’âge un peu moins mûr…

Coté nourriture, on n’a pas vraiment accroché alors que c’est censé être le top en Asie du sud est. C’est un peu la déception. On a eu du mal à trouver les plats peu épicés et à se trouver nos classiques dans des cartes à rallonge. La touriste initiatique est également pour beaucoup dans cet échec. Par contre on s’est une fois de plus régalés de fruits de toutes sortes, de crêpes indiennes dans les stands de rue… En résumé, je parlerai d’un séjour agréable mais pas inoubliable. La Thaïlande sonne aussi le glas de mes ambitions personnelles d’un retour en France au dessus de la barre fatidique des 80kgs, et ça c’est difficile à pardonner. Ça va encore me valoir quelques vannes de la part des ex-futurs, néo, anciens (j’ai du mal à suivre depuis l’asie) pivots du BCCL. Je ne sais pas ce qu’en dit notre ami le bouddha gourmand.
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On a également profité de cette escale pour faire la connaissance du fameux massage thaï, savant mélange entre le bien être et la torture. Pendant une heure, tu subis des messages avec le coude, le genou, la bonne femme qui te marche dessus… Il paraît qu’après tu te sens mieux. Moi je me rappelle juste de pendant.
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Pour finir, petit point situation à l’instant T pour tout ceux qui nous rappellent qu’on publie nos articles en retard avec un « mais alors vous êtes où en fait? » : nous sommes entrés au Laos le 30 novembre et sommes actuellement du côté de Vientiane. La suite bientôt.

Thaïlande #2 – Chiang Mai

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Après le séjour honeymoon dans le sud, on rejoint Chiang Mai pour quelques jours avant de filer au Laos. On s’y retrouve en plein festival ce qui annonce des soirées hautes en couleur.

Côté journée, un petit cours de cuisine est au programme histoire de rentrer un peu mieux dans la cuisine locale. Activité bien sympa avec une avalanche de plats à cuisiner…et à manger : 1 entrée, 1 soupe, 2 plats et 1 dessert. On cueille les légumes dans le jardin de la ferme et hop, tous derrière le wok.

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Ensuite, deux journées de vélo. La première organisée avec un guide et complètement ratée. Le guide se la joue un peu roots, ne nous explique pas grand chose d’autre que « les smartphones c’est de la merde, rien ne vaut un téléphone noir et blanc » et nous trimballe à peu près partout sauf dans les temples qui font la renommée de la ville. En faisant le parallèle avec Lyon, on avait envie de voir Bellecour, le vieux Lyon et l’opéra, et le type nous a emmenés au campus de la Doua et à la Feyssine en s’arrêtant au restau U pour déjeuner (véridique, c’était très bon mais tellement décalé). Bon on avait peut être mal lu le programme qui vantait un tour hors des sentiers battus (notre grande passion!!) sauf que là, on avait franchement l’impression que si y avait personne, c’était juste parce que les endroits n’en valaient pas la peine. Le livre d’or remplit de commentaires élogieux nous pose encore question…
Du coup, fâchés mais sûrs du pouvoir cycliste de Chiang Mai, on remet ça le lendemain en louant nous même des vélos et en se faisant une petite journée sur mesure : petit-déjeuner au marché aux fruits, petit tour des principaux temples, restau top le midi… Au top. On ne nous y reprendra pas de sitôt.
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Mais c’est donc plutôt le soir que l’ambiance montait d’un cran avec les célébrations de Loy Krathong. Ce festival est un moyen pour les thaïlandais de remercier les dieux pour l’eau qui leur permet de bonnes récoltes et de s’excuser aussi de la pollution des rivières. Il se déroule chaque année lors de la pleine lune de novembre et est particulièrement important dans la région de Chiang Mai.
Pendant trois jours, nous avons eu le droit à des défilés géants avec chars et costumes locaux, des lâchés de lanterne et des petites embarcations construites en feuille de bananier (krathong) déposées dans les rivières (un bien drôle de moyen de s’excuser de polluer les eaux…). Les lanternes lâchées dans le ciel sont censées honorer les esprits et évacuer la malchance (pâle copie du célèbre lâcher de lanternes de Tiloloy…).
Du coup des rues très animées, des stands de bouffe de partout, un bon mélange de thaïs et de touristes. On s’est bien baladés, on a évacué la malchance nous aussi et puis on a surveillé nos arrières car les locaux ont la fâcheuse tendance à lancer des feux d’artifice dans toutes les directions avec un goût certain pour l’horizontale en tenant le truc à bout de bras. On a vu deux trois mecs se faire péter le truc dans la main et recommencer juste après, un peu sonnés mais tellement heureux. Là, j’ai repensé aux deux trois noëls où le pater avait investi dans du grand spectacle pyrotechnique pour faire plaisir à ses 4 fistons et je me suis dit que c’était quand même un peu suicidaire (thèse soutenue par la mam à l’époque il me semble). Je me demande même si c’était pas plus dangereux ici qu’au milieu des militaires armés de Namsan car eux au moins n’étaient pas ronds…
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